Part CEA
Le CEA et Simbol-X

Le Service d'Astrophysique du CEA/DAPNIA est responsable du développement de l'ensemble instrumental. A ce titre, il coordonne les études conduites dans les différents laboratoires du consortium en Allemagne et en France et est en charge d'un des éléments clefs du télescope, le plan de détection haute énergie.

Le plan de détection haute énergie et son électronique associée

Le plan de détection haute énergie est constitué d'une mosaïque de détecteurs en Cd(Zn)Te sensible aux photons d'énergie comprise entre 5 et 100 keV, domaine d'énergie où ce type de détecteurs est particulièrement adapté autant du point de vue de son efficacité quantique que de ses performances en terme de résolution spectrale. Ces détecteurs sont couplés à une électronique de lecture qui doit être très compacte, fonctionner à température ambiante, résistante à l'environnement spatial. L'ensemble de ces études fait l'objet d'un programme de recherche et développement en étroite collaboration avec le CNES.

 
Part CEA

A gauche et au centre : Deux exemples de détecteurs, d'épaisseur différente (respectivement 2 et 5 mm), actuellement à l'étude. Chaque matrice comprend 256 éléments.
A droite : Une matrice de détecteurs (16x16 éléments) et son électronique associée en phase de test au laboratoire.

Assemblage du plan haute énergie : une matrice élémentaire ou module (en haut à gauche) est montée sur son électronique puis insérée dans un secteur contenant huit modules (en haut à droite puis en bas à gauche). Huit secteurs sont ensuite assemblés pour constituer le plan de détection final qui comprend ainsi 16384 (128x128) pixels.

 

Assemblage du plan focal

Le CEA-DAPNIA est également responsable de l'assemblage des deux plans focaux (plans de détecteurs basse et haute énergie) et du système d'anticoïncidence (blindage actif contre les photons et particules chargées indésirables) ainsi que des systèmes annexes.

 

Schéma du coeur du plan focal  : le plan de détection haute énergie (damier en gris sombre) est situé 1 cm en dessous du plan basse énergie (partie supérieure grise). Un mur latéral (en rose) joue le rôle d'anticoïncidence active, blindage contre les photons et particules indésirables.

 

Le segment sol

Toute mission scientifique ouverte à une large communauté doit être accompagnée d'un centre de traitement des données, appelé segment sol dans le cas d'un satellite. Son rôle consiste à vérifier le bon déroulement de la mission et à délivrer à la communauté scientifique tous les outils nécessaires pour mener à bien les observations et analyser leur résultat. Il peut à ce titre être considéré comme un instrument à part entière de la mission. La partie française du segment sol est une collaboration entre le Service d'Astrophysique du CEA/DAPNIA et le laboratoire APC avec une participation du CESR  et l'Observatoire de Strasbourg.

Collaboration :

Le projet Simbol-X est une collaboration essentiellement bilatérale, entre les agences spatiales française (CNES) et italienne (ASI). En France, la responsabilité de la mission incombe au Service d'Astrophysique du CEA/DAPNIA et les laboratoires associés au projet sont l’APC à Paris, le CESR à Toulouse, le LAOG à Grenoble et l'Observatoire de Paris/Meudon. La participation italienne est sous responsabilité de l’ASI, les études de miroir étant conduite par l’observatoire de Brera. La participation allemande est sous la responsabilité de l'institut Max-Planck situé à Garching près de Munich.

Statut :

Le projet Simbol-X, dont le lancement était prévu en 2014, est une collaboration bilatérale entre les agences spatiales française (CNES) et italienne (ASI) avec une participation d'instituts de recherche allemands. Au niveau des laboratoires, le Service d'Astrophysique du CEA/DAPNIA assure la responsabilité de la mission pour la France. Simbol-X a été sélectionné début 2006 pour des études de phase A, qui se sont achevées avec succès en 2008. Cependant, du fait des évolutions budgétaires au niveau des agences spatiales, le projet Simbol-X a du être arrêté en mars 2009. Néanmoins, étant donné la qualité de la science en jeu et l'importance de la communauté intéressée, le projet devrait renaitre dans un autre contexte.

 

Maj : 29/07/2009 (1755)

 

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