Durant les dernières décennies, la recherche fondamentale en physique des particules a fait d'énorme progrès et a permis de valider un cadre théorique appelé "Modèle Standard ». Mais il laisse de trop nombreuses questions en suspens : la matière et l’antimatière étant les images symétriques exactes l’une de l’autre, elles auraient dû s’annihiler totalement pour ne laisser que l’énergie. Pourquoi alors reste-t-il un excès de matière qui a pu former les galaxies, le système solaire et … nous-mêmes ? Comment les particules fondamentales ont-elles acquis leur masse, alors qu’elles n’en avaient pas à leur origine ? La mise en évidence de processus nouveaux et de nouvelles particules modifierait notre compréhension de la matière et de l’énergie : en particulier le champ de la particule « boson de Higgs » pourrait avoir conféré leur masse à toutes les autres. D’autres nouvelles particules sont attendues dans le cadre des extensions du modèle standard, les particules de la super-symétrie, théorie qui associe à toutes les particules des partenaires, dotées de propriétés différentes mais apparentées. Cette super-symétrie impliquerait-elle des dimensions supplémentaires de l’espace-temps ou encore des trous noirs miniatures ?
CERN-Genève
LHC, point d'interaction No 5 à Cessy
Étude, suivi de production, installation et validation.
(Plus de détails dans la fiche projet CMS-solénoïde)
Bien que les cristaux utilisés dans le calorimètre électromagnétique de CMS soient résistants aux radiations, ils subissent néanmoins une perte de transparence sous irradiation à cause de la formation de centres colorés dû à des défauts qui apparaissent dans la structure cristalline.
Nous avons développé un système de mesure en temps réel de la transparence de chaque cristal qui permet de corriger la réponse du détecteur et ainsi maintenir sa stabilité avec une précision de quelques pour-mille sur une période de l’ordre du mois.
Cette mesure se fait grâce à l’injection de lumière laser sur la face avant de chaque cristal et en lisant la réponse du photo-détedteur associé. La quantité de lumière envoyée est mesurée par une diode PN de référence.
Pour atteindre ces performances, il a fallu développer un système de distribution de lumière par fibre optique avec plusieurs étages d’homogénéisation de la lumière afin d’éviter la propagation de problèmes de cohérence de photons.
Une électronique spécifique a été développée pour lire les diodes PN de référence : un préamplificateur bas bruit en technologie DMILL (FEM) ainsi qu’un module de numérisation et d’interface avec le système d’acquisition de CMS (MEM)
Dans l’expérience CMS, une lecture complète du calorimètre électromagnétique représente un bloc de données de 1,5 Mo, ce qui est supérieur à la taille allouée au détecteur complet. Afin de réduire la part du ECAL dans l’événement, sans introduire de biais dans les analyses de physique, nous avons développé un processeur de lecture sélective (SRP), qui permet de ne lire que les régions intéressantes dans le ECAL. Ceci permet de réduire la taille occupée par les données du ECAL d’un facteur 20.
Le SRP reçoit les informations du système de sélection et envoie au système de lecture les identifiants des régions à fort intérêt qu’il faut lire en totalité, et les autres régions sur lesquelles une suppression de zéros peut être appliquée.
La difficulté technique de ce développement se situe au niveau des communications avec les autres systèmes du ECAL. Un protocole basé sur des liaisons séries par fibres optiques à très haut débit a été mis en œuvre dans ce projet, ce qui a permis d’étendre le savoir faire du Sédi.
Ce protocole a été ensuite repris par l’expérience CMS pour développer le « Global Trigger ».
Le SRP est constitué de cartes VME 6U, chaque partition du ECAL étant traité par 3 modules de 3 cartes
maj : 21-09-2012 (1424)
Les constituants ultimes de la matière
Les tests du modèle standard
Le service d'Electronique des Détecteurs et d'Informatique
Le service d'Ingénierie des Systèmes
Le service de Physique des Particules
Le service des Accélérateurs, de Cryogénie et de Magnétisme
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04 juillet 2012
Les résultats préliminaires obtenus par les expériences Atlas et CMS du Grand Collisionneur de Hadrons (LHC) dans le cadre de la recherche du boson de Higgs indiquent l'existence d'une nouvelle particule dans la région de masse autour de 126 GeV. Il s'agit d'un boson dont les caractéristiques sont compatibles avec celles du célèbre boson de Higgs. Bien que des analyses complémentaires soient nécessaires pour en établir la nature ... Lire la suite » |
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24 avril 2012
Lors des conférences de mars 2012, les physiciens du Tevatron et du LHC ont dévoilé les derniers résultats sur leur recherche du bosons de Higgs.
Le domaine encore permis pour la masse du boson de Higgs est maintenant réduit à un intervalle de 10 GeV aux alentours de 120 GeV.
Après les premières analyses de l'ensemble des données enregistrées par le Tevatron, les collaborations CDF et D0 ont trouvé un excès ... Lire la suite » |
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20 décembre 2011
Les expériences Atlas et CMS du LHC ont présenté le 13 décembre au Cern, à Genève, l’avancement de leur recherche du boson de Higgs du Modèle standard de la physique des particules. Leurs résultats s’appuient sur l’analyse d’un volume de données beaucoup plus grand que les résultats présentés lors des conférences d’été. Cette accumulation de données permet de ... Lire la suite » |
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29 juillet 2010
Paris a eu la primeur des premiers résultats de physique du LHC
Du 22 au 28 juillet, s’est déroulée au Palais des congrès de Paris la 35e conférence internationale de physique des hautes énergies (ICHEP), l’occasion pour les équipes du LHC de montrer leurs premiers résultats de physique. L’Irfu est engagé dans trois des quatre grandes collaborations qui ont installé leurs détecteurs aux points de collisions de l’anneau : Alice, Atlas et CMS. Nos équipes ont contribué ... Lire la suite » |
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23 décembre 2009
Depuis le redémarrage du LHC le 20 novembre, CMS a bénéficié des excellentes performances d'opération du collisionneur pour enregistrer de nombreuses données utiles à la vérification de son bon fonctionnement et à son étalonnage. CMS a démontré durant cette période la stabilité des conditions de travail du détecteur, ainsi que l'efficacité de sa chaîne d'analyse des données, depuis le ... Lire la suite » |
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05 décembre 2008
CMS renforce sa préparation aux premières prises de données du LHC, en partie grâce aux contributions des équipes de l'Irfu.
Le 14 novembre 2008, le solénoïde géant de CMS a produit avec succès son champ nominal de 4 T . Ce succès couronne les efforts de l'Irfu dans la conception et la réalisation du plus grand solénoïde supraconducteur du monde. Pendant cette période d’environ un mois, les équipes de CMS ont effectué une campagne de prise de données cosmiques ininterrompue avec le détecteur dans les conditions nominales, collectant ainsi 300 ... Lire la suite » |
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01 septembre 2006
CMS, l’expérience de physique des particules à la recherche du boson de Higgs auprès du LHC au Cern, à laquelle participe largement le Dapnia, vient d’être l’auteur d’un record mondial. En effet, lundi 28 Août à 12h25 mn, le solénoïde de CMS a produit un champ magnétique de 4 teslas occupant un volume de plus de 460 m3. C’est la première fois au monde qu’un champ magnétique aussi intense ... Lire la suite » |
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23 mai 2006
CMS, l’expérience de physique des particules à la recherche du boson de Higgs auprès du LHC au Cern, est constituée de plusieurs détecteurs imbriqués les uns dans les autres, dont le calorimètre électromagnétique. La construction de ce calorimètre, constitué d’assemblages de plusieurs tonnes de cristaux, nécessite des outils géants d’une précision millimétrique. Le Dapnia a été ... Lire la suite » |
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07 avril 2005
Une cérémonie officielle a marqué le 1er mars 2005 l’arrivée au Cern du cinquième et dernier module de la bobine supraconductrice du détecteur CMS. Cette étape majeure fera du solénoïde supraconducteur de CMS le plus grand et le plus performant jamais réalisé : le champ magnétique de 4 T dans une ouverture de 6m de diamètre et sur une longueur de 12,5m conduit à une énergie stockée de 2,6 GJ.
Après les tests en surface au Cern, le solénoïde de CMS sera descendu courant 2006 dans la caverne expérimentale à 90m sous ... Lire la suite » |
![]() | Moyens d’investigation:
Pour étudier les limites du Modèle Standard et répondre au grandes questions de la physique moderne (hiérarchie des masses, obtention des masses par les particules, énergie noire de l'univers, asymétrie matière-antimatière, ...), il faut reproduire les conditions qui régnaient au début de l'univers, c'est à dire des conditions de températures très élevées. Pour cela, le LHC va ... Lire la suite » |
![]() | Collaborations:
plus de 2000 physiciens et ingénieurs de 183 instituts provenant de 39 pays (décembre 2006)
Détail des collaborations de CMS
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![]() | Historique et principaux jalons
-Mars 1992: Organisation à Evian par EFCA d'une réunion intitulée "vers le programme expérimentail du LHC": 4 collaborations ont été mises en compétition. A ce moment-là le Cern ne prévoyait que deux gros détecteurs au LHC.
Création du LHCC par le Cern d'un comité scientifique pour les expériences du LHC
Fusion de Ascot et Eagle en une seule collaboration Atlas.
-Octobre 1992: ... Lire la suite » |
![]() | Tableau de bord de CMS en chiffres Principales données chiffrées concernant CMS:
Ensemble du détecteur: 15 mètres de diamètre et de 21,5 mètre de long pour une masse de 12500 T.
Solénoïde
CMS
Aleph
Champ magnétique (T)
4
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![]() | Activités d’analyse de physique du groupe CMS du SPP à Saclay
L’une des missions principales du LHC est la découverte du mécanisme de brisure de la symétrie électrofaible. La recherche du ou des boson(s) de Higgs est un objectif majeur des expériences LHC. Les capacités de découverte par CMS d’un boson de Higgs, que ce soit dans le cadre du modèle standard ou de ses différentes extensions supersymétriques, ont été étudiées dans les régions ... Lire la suite » |
![]() | PRODUCTION INTELLECTUELLE
- Publications:
• Study of Di-Bosons production with CMS detector at LHC. CMS Note 2006/108 par S. Beauceron, S. Ganjour et G. Hamel de Monchenault.
• Periodic position dependence of the energy measured in the Electromagnetic Calorimeter. CMS Note 2006/045 par J. Descamps et P. Jarry.
• Linearity study for the CMS-ECAL response. CMS IN 2006/023 par M. Dejardin.
• Electron and Positon reconstruction in CMS-ECAL, application to Z→e+e-. CMS IN 2006/016 par ... Lire la suite » |
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Liens institutionnels concernant l'expérience:http://cmsdoc.cern.ch/people/INSTITUTES0 http://cmsdoc.cern.ch/people/INSTITUTES1
Calorimètre: http://cmsinfo.cern.ch/outreach/CMStimes/2006/11_13/index.html /Phocea/Vie_des_labos/Ast/ast_fm.php?id_ast=931 /Phocea/Vie_des_labos/Ast/ast_fm.php?id_ast=863
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![]() | Objectif
L’objectif majeur du projet CMS Electronique est le développement d’un dispositif électronique nommé le processeur de lecture sélective pour le calorimètre électromagnétique de l’expérience CMS au Cern (SRP – Selective Read-out Processor). Le SRP fait partie de l’électronique de lecture du calorimètre dit « Hors – Détecteur » dû à son implantation dans la caverne de service ... Lire la suite » |
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L'expérience CMS est en cours de préparation auprès du collisionneur de protons LHC au Cern.
Le calorimètre électromagnétique a été conçu pour permettre initialement à basse luminosité la découverte potentielle du Higgs se désintégrant en deux photons.
Le CMS comporte un calorimètre très compact muni d'une très bonne résolution en énergie.
Localisation:
Cern, Geneve ... Lire la suite » |
![]() | CMS est l’un des détecteurs des 4 expériences (en plus d'Alice, Atlas et LHCb) qui auront lieu au LHC, le collisionneur à protons du Cern, à Genève.
Pour mesurer l’énergie des particules on utilise un champ magnétique d’autant plus puissant que les particules sont énergétiques. Le champ magnétique de CMS est produit par un électroaimant qui se présente sous la forme ... Lire la suite » |
![]() | Field Programmable Gate Arrays Les étapes qui suivent le traitement analogique des signaux des détecteurs sont le plus souvent confiées à des systèmes numériques. La réalisation des fonctions logiques de base, des tâches de traitement et de transport de données repose aujourd’hui très largement sur l’utilisation de circuits logiques programmables in-situ, les FPGA (Field Programmable Gate Arrays). L’exploitation de ces composants commerciaux couvre deux domaines ... Lire la suite » |