Iseult : en route vers 1,8K    

 

 

Pendant plus d’un an, les équipes du DIS et du DACM ont travaillé pour connecter l’aimant Iseult aux équipements nécessaires à son fonctionnement, en lien étroit avec les équipes de l'institut Joliot.

 

 

Le pompage du vide de l’aimant, le passage des circuits électriques, cryogéniques et de toute l’instrumentation se font au travers de cette liaison, véritable cordon ombilical de l’aimant, "le caloduc".

 

Le caloduc est un ensemble mécanique complexe de 250kg, composé de plus de 200 pièces qui ont dû être positionnées au millimètre près. Il est composé d’une enceinte hélium, d’un écran en aluminium et d’une enceinte à vide.

 

 

Au cours du montage, des tests d’isolation électrique, des tests en pression, des tests d’étanchéité des circuits de refroidissement et des enceintes internes ont régulièrement été réalisés.

La qualification finale de cet assemblage s’est faite par un test global d’étanchéité.

 

Enceinte hélium

 

Ecran

 

Enceinte à vide

 

Après de nombreux rinçages de l’installation, le réservoir de 5000 litres d’hélium a été rempli et le vide de l’aimant a été mis en service.

Fin novembre, l’usine cryogénique a été mise en route et la mise en froid automatisée a commencé.

En parallèle, les systèmes de contrôle-commande et de protection de l’aimant ont été mis en service, avec les premiers tests de défaut, et le circuit électrique de l'aimant a été finalisé.

 

 

L’aimant est actuellement à 160K (20 décembre)

 

 

Pendant la mise en froid, le comportement de l’aimant est surveillé grâce à l’instrumentation interne de l’aimant (sondes de température, capteurs de force, prises de potentiel) et grâce à la carte de champ magnétique dans la zone utile (une sphère de 22cm de diamètre, dans la laquelle le champ magnétique doit être homogène à 0.5ppm) qui est mesurée chaque jour en alimentant l’aimant avec 0.1A.

Au fur et à mesure que la température diminue, la position des différentes parties du bobinage évolue à cause des différences de retreint entre les matériaux qui composent l’aimant. Ces effets avaient été pris en compte dans le design initial, et le champ magnétique devient donc de plus en plus homogène.

 

 

Les mesures obtenues sont parfaitement en accord avec les calculs magnétiques réalisés en utilisant les mesures géométriques réalisées sur l’aimant au cours de sa fabrication à Belfort.

Le refroidissement va se poursuivre, y compris pendant les vacances de Noël, et l’aimant devrait être à sa température nominale de 1.8K fin janvier 2019. A cette température, l’aimant Iseult sera à l’état supraconducteur, ce qui permettra de l’alimenter avec 190A pour attendre 1.5T. La montée à 11.75T se fera ensuite par paliers successifs au cours desquels tous les systèmes de protection, de haute disponibilité et d’arrêt d’urgence seront qualifiés. La montée au courant nominal de 1500A est prévue pour fin 2019, la première image en fin 2020.

Contact: Lionel Quettier

 
P. Briet, dépêche du 20/12/2018

 

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