14 sujets IRFU

Dernière mise à jour : 15-04-2021


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• Physique nucléaire

 

Approches continues de QCD et structure 3D du nucleon

SL-DRF-21-0297

Domaine de recherche : Physique nucléaire
Laboratoire d'accueil :

Service de Physique Nucléaire (DPhN)

Laboratoire structure du nucléon (LSN) (LSN)

Saclay

Contact :

Cédric Mezrag

Hervé Moutarde

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2021

Contact :

Cédric Mezrag
CEA - DRF/IRFU/DPhN/LSN


Directeur de thèse :

Hervé Moutarde
CEA - DRF/IRFU/SPhN/Théorie Hadronique

33 1 69 08 73 88

Labo : http://irfu.cea.fr/Phocea/Vie_des_labos/Ast/ast_groupe.php?id_groupe=4189

La plupart de la masse visible de l’univers est contenue dans les nucléons. Cependant, l’origine de cette masse reste mystérieuse, la portion issue du mécanisme de Higgs dans les schémas de renormalisation standards ne correspondant qu’à quelques pourcents de la masse totale. La réponse est à chercher dans la dynamique de l’interaction forte, décrite par la théorie de la chromodynamique quantique (QCD) en termes de quarks et de gluons. Ainsi, l’interaction entre quarks et gluons est responsable de l’émergence des propriétés connues et mesurées des hadrons comme leur masse ou leur spin.

Il existe aujourd’hui une forte dynamique à la fois théorique et expérimentale pour chercher à déterminer la structure 3D des hadrons en terme de quarks et gluons. D’un point de vue théorique, les outils classiques de théorie quantique des champs, à savoir le développement perturbatif, ne permettent pas d’étudier les propriétés émergentes des hadrons. Ces dernières sont intrinsèquement non-perturbatives.

Le but de cette thèse est de développer et d’utiliser un formalisme non-perturbatif en partant des équations de Dyson-Schwinger et de Bethe-Salpeter pour déterminer la structure 3D des hadrons, en particulier du nucléon. On utilisera différentes hypothèses dynamiques, afin d’obtenir une cartographie 3D de la charge, de la masse et des effets de moment angulaire orbital. Pour ce faire, une partie significative de la thèses sera consacrée à du développement et de l’analyse

numérique, notamment autour de la résolution de problèmes inverses. Une confrontation des résultats obtenus avec les données expérimentales sera menée de concert avec les autres membres de LSN.
Corrélations de courte portée dans les noyaux exotiques

SL-DRF-21-0876

Domaine de recherche : Physique nucléaire
Laboratoire d'accueil :

Service de Physique Nucléaire (DPhN)

Laboratoire études du noyau atomique (LENA) (LENA)

Saclay

Contact :

Aldric REVEL

Anna CORSI

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2021

Contact :

Aldric REVEL
CEA - DRF/IRFU


Directeur de thèse :

Anna CORSI
CEA - DRF/IRFU

01 69 08 7554

Page perso : http://irfu-i.cea.fr/Pisp/acorsi/

Le noyau atomique est un système quantique de fermions corrélés, les protons et les neutrons. Ceux-ci peuvent s’apparier à très courte distance (~1 fm, bien inférieure à leur distance moyenne), où l’interaction nucléaire devient fortement répulsive et est moins bien connue. Ces configurations, dites corrélations de courte portée, nous donnent une occasion unique pour étudier ce régime en laboratoire, d’autant plus qu’il est particulièrement critique car à la transition entre une description du noyau en termes de protons/neutrons et quarks/gluons. Des mesures pour caractériser les corrélations de courte portée ont été effectuées dans les noyaux stables, mais la technique de mesure utilisée actuellement ne permet pas d’étudier les noyaux instables, où le déséquilibre entre neutrons et protons peut affecter ces corrélations. Une experience utilisant une nouvelle technique qui consiste à envoyer le noyau à étudier sur une cible de protons fait le sujet de cette thèse.
DETECTEURS POUR L’IMAGERIE TEP TEMPS DE VOL ET DE HAUTE RESOLUTION SPATIALE

SL-DRF-21-0221

Domaine de recherche : Physique nucléaire
Laboratoire d'accueil :

Service de Physique des Particules (DPHP)

Groupe Santé et Energie (GSE)

Saclay

Contact :

Dominique YVON

Viatcheslav SHARYY

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2021

Contact :

Dominique YVON
CEA - DRF/IRFU/DPHP

01 6908 3625

Directeur de thèse :

Viatcheslav SHARYY
CEA - DRF/IRFU/DPHP

0169086129

Page perso : http://irfu.cea.fr/Pisp/dominique.yvon/

Labo : http://irfu.cea.fr/dedip/Phocea/Vie_des_labos/Ast/ast_technique.php?id_ast=3730

DESCRIPTION

La tomographie par émission de positrons (TEP) est une technique d’imagerie nucléaire largement utilisée en oncologie et en recherche neurobiologique. La désintégration du traceur radioactif émet des positrons, qui s’annihilent dans les tissus voisins. Deux photons de 511 keV sont produits par annihilation du positron et permettent de reconstruire le point d’annihilation et la distribution de l’activité du traceur dans le corps du patient.

La détermination précise de la position d’annihilation du positron est importante pour une reconstruction précise d’une image de bon contraste. C’est notamment utile pour les études de neuroimagerie du cerveau et pour les études précliniques avec des modèles animaux (rongeurs), mais aussi l’imagerie TEP, basse dose, corps entier. Dans cette thèse, nous proposons de contribuer à un détecteur ambitieux basé sur des cristaux Cherenkov/Scintillant. Nous avons sélectionné des technologies particulièrement efficaces pour l’imagerie TEP. Les principes du détecteur sont brevetés. Ils permettront de produire des imageurs TEP de performances très améliorées. L’appareil utilise des technologies avancées de détection de particules : un cristal scintillateur dense, des photomultiplicateurs à galette microcanaux, des amplificateurs gigahertz et des modules d’acquisition rapide (WaveCatcher, SAMPIC). Le traitement des données comprendra des simulations de la Monté-Carlo et des analyses basées sur les bibliothèques logicielles GATE/Geant4 et Root C++.



SUPERVISION

Le candidat retenu travaillera au sein du Département de physique des particules de l’IRFU en étroite collaboration avec le Département des détecteurs, d’électroniques et d’informatique pour la physique. Le groupe CaLIPSO comprend deux physiciens et deux étudiants et bientôt deux post-docs. Nous collaborons étroitement avec le CNRS-IJC-labs sur l’électronique de lecture rapide, avec le CPPM de Marseille et le CEA-SHFJ, sur les dispositifs d’imagerie médicale, le CEA-DES sur les algorithmes de reconstruction d’images, et avec l’Université de Munster (Allemagne).

LE TRAVAIL PROPOSE

Vous étalonnerez et optimiserez les prototypes de détecteurs et analyserez les données mesurées, dans le but d’optimiser la résolution temporelle et spatiale du détecteur. Cela impliquera de nombreuses compétences en instrumentation: photo-détection, électronique rapide (analogique et numérique) à une précision de quelques picosecondes, simulations de détecteurs au moyen des logiciels GEANT4 et GATE.



EXIGENCES

Des connaissances en physique générale, physique de l’interaction particules-matière, de la radioactivité et des principes des détecteurs de particules, ainsi que une vocation pour le travail instrumental, et pour l’analyse de données sont obligatoires. Etre à l’aise en programmation, avoir une formation en simulation Gate/Geant4 et en C++ seront un atout.



COMPETENCES ACQUISES

Vous acquerrez des compétences en instrumentation de détecteurs de particules, en simulation de détecteurs de rayonnements, en photo-détection, sur la mise en œuvre, et l’exploitation d’électronique de numérisation rapide et en analyse de données.



Dosimétrie 3D par SCIntillation pour le COntrôle des petits champs d’irradiation en PROtonthérapie

SL-DRF-21-0288

Domaine de recherche : Physique nucléaire
Laboratoire d'accueil :

Département Grand Accélérateur National d’Ions Lourds (GANIL)

Grand Accélérateur National d’Ions Lourds (GANIL)

Saclay

Contact :

Anne-Marie FRELIN-LABALME

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2021

Contact :

Anne-Marie FRELIN-LABALME
CEA - DRF/IRFU//GANIL

02 31 45 45 30

Directeur de thèse :

Anne-Marie FRELIN-LABALME
CEA - DRF/IRFU//GANIL

02 31 45 45 30

Page perso : https://www.ganil-spiral2.eu/wp-content/uploads/2020/09/SCICOPRO-thesis2021.pdf

Labo : https://www.ganil-spiral2.eu/fr/

La protonthérapie est permet un contraste de dose élevé entre la tumeur et les tissus sains. Pourtant, les incertitudes sur les doses planifiées et mesurées pour les champs de moins de 3 × 3 cm² ne permettent pas un traitement optimal des petites tumeurs. Pour lever cette limitation, un système de contrôle dosimétrique à 3 dimensions a été développé. L’objectif de cette thèse sera d’accroitre les performances de ce système grâce à une nouvelle méthode de reconstruction des cartes de dose
Est ce qu’il existe une décroissance des neutrons du noyau à halo 6He en particule sombre ’

SL-DRF-21-0287

Domaine de recherche : Physique nucléaire
Laboratoire d'accueil :

Département Grand Accélérateur National d’Ions Lourds (GANIL)

Grand Accélérateur National d’Ions Lourds (GANIL)

Saclay

Contact :

Hervé SAVAJOLS

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2021

Contact :

Hervé SAVAJOLS
CNRS - GANIL, UPR 3266

02 31 45 4699

Directeur de thèse :

Hervé SAVAJOLS
CNRS - GANIL, UPR 3266

02 31 45 4699

Page perso : https://www.ganil-spiral2.eu/wp-content/uploads/2020/09/NDD-thesis2021.pdf

L'anomalie de la durée de vie du neutron mesurée par deux types d'expériences différentes pourrait provenir de la désintégration de celui-ci en autre chose qu'un proton, un électron et un antineutrino : une particule indétectable qui formerait la très recherchée matière noire. Une telle décroissance pourrait expliquer l'écart existant de 4’ entre deux méthodes différentes de mesure de la durée de vie des neutrons. Si une telle désintégration est possible, elle pourrait également se produire dans des noyaux avec une énergie de liaison suffisamment faible, une désintégration d’un neutron quasi-libre. Dans cette thèse, nous proposons l’étude de la décroissance du noyau à halo 6He qui a une énergie de séparation de deux neutrons très faibles. L'observation d'un neutron libre à partir de la désintégration 6He serait, bien que difficile à faire, une signature unique pour la désintégration des neutrons en une particule qui pourrait former la matière noire.



Etude des phénomènes physiques apparaissant à la limite de liaison nucléaire

SL-DRF-21-0286

Domaine de recherche : Physique nucléaire
Laboratoire d'accueil :

Département Grand Accélérateur National d’Ions Lourds (GANIL)

Grand Accélérateur National d’Ions Lourds (GANIL)

Saclay

Contact :

Olivier SORLIN

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2021

Contact :

Olivier SORLIN
CNRS - GANIL/Grand Accélérateur National d’Ions Lourds

02 31 45 4525

Directeur de thèse :

Olivier SORLIN
CNRS - GANIL/Grand Accélérateur National d’Ions Lourds

02 31 45 4525

Page perso : https://www.ganil-spiral2.eu/wp-content/uploads/2020/09/SHARP-thesis2021.pdf

Labo : https://www.ganil-spiral2.eu/fr/

La physique nucléaire à la limite de stabilité offre depuis quelques années de nombreuses découvertes comme l’évolution des nombres magiques, l’apparition d’agrégats ou de structure moléculaires au sein du noyau, l’existence de noyaux à halo ayant une surface bien plus diffuse que les noyaux normaux, ou encore un changement possible de régime de superfluidité nucléaire. La présente étude expérimentale de ces phénomènes est prévue auprès de la ligne R3B de l’installation GSI/FAIR en 2022.



Etude du processus de fission en cinématique inverse avec le spectromètre VAMOS

SL-DRF-21-0511

Domaine de recherche : Physique nucléaire
Laboratoire d'accueil :

Département Grand Accélérateur National d’Ions Lourds (GANIL)

Grand Accélérateur National d’Ions Lourds (GANIL)

Saclay

Contact :

J.D. FRANKLAND

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2021

Contact :

J.D. FRANKLAND
CNRS - GANIL/Grand Accélérateur National d’Ions Lourds

0231454628

Directeur de thèse :

J.D. FRANKLAND
CNRS - GANIL/Grand Accélérateur National d’Ions Lourds

0231454628

Page perso : https://www.ganil-spiral2.eu/wp-content/uploads/2020/09/GSM21-thesis2021.pdf

La fission nucléaire est un phénomène complexe au cours duquel un noyau lourd se déforme jusqu'à ce qu'il se scinde en deux noyaux plus légers. Au GANIL, la combinaison unique du spectromètre VAMOS, du nouveau multi détecteur PISTA, permet une mesure directe et complète des rendements de fragments de fission. Ces mesures mettent en évidence les mécanismes qui régissent la fission et fournissent des données pertinentes pour les réacteurs nucléaires de nouvelle génération. Ce sujet de thèse consiste en l’étude des modes de fission à proximité de l’238U et du 208Pb avec VAMOS et PISTA.
Etude et Modélisation d'une source d'Ions à la Résonance cyclotronique électronique Axisymétrique

SL-DRF-21-0283

Domaine de recherche : Physique nucléaire
Laboratoire d'accueil :

Département Grand Accélérateur National d’Ions Lourds (GANIL)

Grand Accélérateur National d’Ions Lourds (GANIL)

Saclay

Contact :

Laurent MAUNOURY

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2021

Contact :

Laurent MAUNOURY
CNRS - DSM/GANIL//GANIL

02.31.45.47.87

Directeur de thèse :

Laurent MAUNOURY
CNRS - DSM/GANIL//GANIL

02.31.45.47.87

Page perso : https://www.ganil-spiral2.eu/wp-content/uploads/2020/09/EMIRA-thesis2021.pdf

Labo : https://www.ganil-spiral2.eu/fr/

Le GANIL a une longue tradition dans l’opération et le développement des sources d’ions (basée sur un plasma) alimentant ses accélérateurs. Leurs limitations en termes de production d’ions métalliques de haut état de charge et haute intensité ainsi que la stabilité doivent être maîtrisées. Un premier outil de simulation a été développé lors d’une précédente thèse. Ce travail a permis la compréhension de certains phénomènes observés mais une étape doit être franchie pour obtenir une modélisation plus réaliste : introduire la dynamique des électrons en utilisant l’approche originale PIC Hybride développée au laboratoire LAPLACE de Toulouse.
Mise à l’épreuve de l’interaction nucléaire aux limites de l’existence des noyaux

SL-DRF-21-0181

Domaine de recherche : Physique nucléaire
Laboratoire d'accueil :

Service de Physique Nucléaire (DPhN)

Laboratoire études du noyau atomique (LENA) (LENA)

Saclay

Contact :

Aldric REVEL

Anna CORSI

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2021

Contact :

Aldric REVEL
CEA - DRF/IRFU


Directeur de thèse :

Anna CORSI
CEA - DRF/IRFU

01 69 08 7554

L’exploration des noyaux se trouvant à proximité de la limite d’existence des noyaux (appelée dripline) offre l’unique opportunité d’observer et d’étudier de nombreux phénomènes non prédits - ou insuffisamment - par la théorie tels que l’apparition de "halo" de neutrons ainsi que l’émergence de nouveaux nombres magiques et la disparition de ceux observés dans les noyaux proches de la stabilité.

Le sujet de thèse proposé s’articule autour de l’étude de ces phénomènes émergents dans les noyaux exotiques (voir au-delà de la dripline) via l’analyse de données issues d’expériences réalisées à RIKEN (Japon) et utilisant les dispositifs expérimentaux de pointe SAMURAI et MINOS indispensables à l’étude de ces phénomènes.

RECHERCHE DE LA DÉSINTÉGRATION NUCLÉAIRE EN DEUX PHOTONS

SL-DRF-21-0139

Domaine de recherche : Physique nucléaire
Laboratoire d'accueil :

Service de Physique Nucléaire (DPhN)

Laboratoire études du noyau atomique (LENA) (LENA)

Saclay

Contact :

Wolfram KORTEN

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2021

Contact :

Wolfram KORTEN
CEA - DRF/IRFU/DPhN/LENA

+33169084272

Directeur de thèse :

Wolfram KORTEN
CEA - DRF/IRFU/DPhN/LENA

+33169084272

Page perso : https://www.researchgate.net/profile/Wolfram_Korten

Labo : http://irfu.cea.fr/dphn/Phocea/Vie_des_labos/Ast/ast_sstheme.php?id_ast=293

Voir aussi : https://www.gsi.de/en/work/research/appamml/atomic_physics/experimental_facilities/esr.htm

La désexcitation nucléaire en deux photons, c.à.d. la décroissance par émission de deux rayons gamma, est un mode de désexcitation rare du noyau atomique, au cours duquel un noyau excité émet deux rayons gamma simultanément pour revenir à l’état fondamental. Les noyaux pair-pair ayant un premier état excité 0+ sont des cas favorables pour rechercher la décroissance double gamma puisque l’émission d’un seul rayon gamma est strictement interdite pour les transitions 0+ -> 0+ par conservation du moment angulaire. Cette décroissance présente toujours un très petit rapport d’embranchement (<1E-4) en comparaison avec les autres modes de désexcitation possibles, soit par l’émission d’électrons de conversion interne (ICE) soit la création de paires positron-électron (e+-e-) (IPC). Nous utiliserons donc une nouvelle technique pour rechercher la décroissance double gamma: l’étude de la désexcitation d’un état isomérique 0+ de basse énergie dans les ions nus, c.-à-d. entièrement épluchés de leurs électrons atomiques. L’idée de base de l’expérience est de produire, sélectionner et stocker les noyaux dans leur état isomérique 0+ dans l’anneau de stockage de l’installation GSI en Allemagne. Lorsque le noyau est entouré du cortège électronique l’état 0+ excité est un état isomérique à durée de vie assez courte, de l’ordre de quelques dizaines à quelques centaines de nanosecondes. Toutefois, aux énergies relativistes disponibles à GSI, tous les ions sont entièrement épluchés de leurs électrons atomiques et la désexcitation par ICE n’est donc pas possible. Si l’état d’intérêt est situé en dessous du seuil de création de paires, le processus IPC n’est pas possible non plus. Par conséquent, les noyaux nus sont piégés dans un état isomérique de longue durée de vie, qui ne peut se désintégrer que par émission de deux rayons gamma vers l’état fondamental. La désexcitation de l’isomère serait identifiée par spectroscopie de masse Schottky (SMS) à résolution temporelle. Cette méthode permet de distinguer l’isomère de l’état fondamental par la (très légère) différence de leur temps de révolution dans l’ESR, et d’observer la disparition du pic de l’isomère dans le spectre de masse aveI un temps de décroissance caractéristique. L’expérience pour rechercher la décroissance double gamma dans les isotopes 72Ge and 70Se a été accepté par le comité d’expériences de GSI et son réalisation est prévu en 2021/22.
Vers les éléments super lourds : de nouvelles pistes pour l'étude des noyaux lourds

SL-DRF-21-0371

Domaine de recherche : Physique nucléaire
Laboratoire d'accueil :

Service de Physique Nucléaire (DPhN)

Laboratoire études du noyau atomique (LENA) (LENA)

Saclay

Contact :

Barbara Sulignano

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2021

Contact :

Barbara Sulignano
CEA - DSM/IRFU/SPhN/LENA

0169 08 42 27

Directeur de thèse :

Barbara Sulignano
CEA - DSM/IRFU/SPhN/LENA

0169 08 42 27

La chasse aux éléments super lourds est l'un des sujets les plus passionnants et les plus actifs de ces dernières années et a déjà produit de nouveaux éléments tels que 113, 115, 117 et 118 dans des expériences d'accélérateur. Tous ces noyaux peuvent être produits par des réactions de fusion-évaporation. Cependant, leurs études sont grandement entravées par les taux de production extrêmement faibles, d'où la difficulté a avoir des informations expérimentales dans cette région. Les faisceaux stables de haute intensité de l'accélérateur linéaire supraconducteur de l'installation SPIRAL2 au GANIL, couplés au spectromètre à super-séparateur (S3) et à un spectromètre à plan focal à haute performance (SIRIUS), ouvriront de nouveaux horizons pour la recherche dans les domaines de ces noyaux rares et des phénomènes de faible section à la limite de la stabilité nucléaire. L'étudiant participera activement aux tests de l'ensemble du détecteur SIRIUS.

Les informations sur les éléments les plus lourds ont été obtenues jusqu'à présent par des réactions de fusion-évaporation. Il est cependant bien connu que les seuls noyaux que l'on peut atteindre par des réactions de fusion-évaporation sont déficients en neutrons et, de plus, en nombre très limité (en raison du nombre restreint de combinaisons faisceau-cible). Une alternative à la fusion-évaporation pourrait être une méthode révolutionnaire basée sur des collisions inélastiques en profondeur. L'étudiant prendra donc une part active a l'étude de la structure nucléaire des éléments lourds en utilisant la nouvelle méthode alternative des réactions de transfert multi-nucléons.
Étude de la production de Quarkonia prompt et non-prompt dans les collisions Pb-Pb à 5 TeV du Run 3 du LHC

SL-DRF-21-0329

Domaine de recherche : Physique nucléaire
Laboratoire d'accueil :

Service de Physique Nucléaire (DPhN)

Laboratoire plasma de quarks et gluons (LQGP) (LQGP)

Saclay

Contact :

Javier CASTILLO

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2021

Contact :

Javier CASTILLO
CEA - DRF/IRFU/DPhN/LQGP

+33 169087255

Directeur de thèse :

Javier CASTILLO
CEA - DRF/IRFU/DPhN/LQGP

+33 169087255

Labo : http://irfu.cea.fr/dphn/Phocea/Vie_des_labos/Ast/ast_groupe.php?id_groupe=500

Voir aussi : https://alice-collaboration.web.cern.ch

Quelques micro-secondes après le Big Bang l’Univers se trouvait dans un état de plasma de quarks et de gluons (QGP). Cet état, prédît par la Chromodynamique Quantique, la théorie de l’interaction forte, est atteint pour des températures ou des densités d’énergie très élevées. Ces conditions sont réunies dans les collisions d’ions lourds ultra-relativistes au LHC au CERN.

Parmi les différentes observables du QGP, l’étude de la production d’hadrons contenant des quarks lourds (c ou b) et des quarkonia (états liés c-cbar ou b-bbar) est particulièrement pertinente pour comprendre les propriétés du QGP.

Les quarkonia sont des particules rares et très lourdes qui sont produites aux premiers instants de la collision principalement par des processus de fusion de gluons. Ainsi elles sont crées avant même la formation du QGP et constituent des sondes idéales de celui-ci. En traversant le QGP, la paire quark/anti-quark serait écrantée par les nombreux quarks et gluons du plasma. Il s’agit du mécanisme de suppression des quarkonia par écrantage de couleur par le QGP. Les différents états des quarkonia ayant des énergies de liaison différentes, la probabilité de dissociation de chaque état sera différente, on parle alors de suppression séquentielle des quarkonia. De plus, si le nombre initial de paires quark/anti-quark est élevé, et si les quarks lourds thermalisent dans le QGP, alors des nouveaux quarkonia peuvent être crées par le QGP par recombinaison de quarks lourds. C’est le mécanisme de régénération. Au LHC, les Upsilon (b-bbar) et les J/psi (c-cbar) sont complémentaires, les premiers seraient plus aptes pour étudier la suppression séquentielle, alors que les seconds permettraient d’étudier d'éventuels mécanismes de régénération. D’autre part les J/psi non-prompt qui sont issus de la décroissance des hadrons contenant un quark b, donnent accès aux propriétés du transport des quarks b dans le QGP. Plus récemment, la photo-production des J/psi dans les collisions Pb-Pb périphériques à été mise en evidence, il s’agit de J/psi produits à partir du flux de photons émis par les noyaux de Pb en mouvement et qui sont principalement produits avec une très faible impulsion transverse. La caractérisation de ces quarkonia photo-produits permettra de mieux contraindre l’état initial de la collision ainsi que les propriétés du QGP.

Nous proposons d’étudier la production des quarkonia prompt et non-prompt dans les collisions Pb-Pb à une énergie dans le centre de masse de la collision par paire de nucleon (sqrt(sNN)) de 5 TeV au LHC avec les premières données du Run 3 (2022-2024). Une amélioration du système de détection d’ALICE est en cours, avec notamment l’ajout d’un trajectographe à pixels en silicium pour compléter le spectromètre à muons d’ALICE et une nouvelle électronique de lecture de ce dernier. Ces ameliorations permettront, d’une part, de profiter au maximum de l’augmentation en luminosité du LHC et ainsi de tripler en une seule année la quantité de données collectées pendant tout le Run 2 (2015-2018) du LHC et, d’autre part, de séparer les contributions prompt et non-prompt grâce à la mesure de precision du vertex de décroissance en deux muons des quarkonia.

Dans un premier temps, le candidat mettra en place les procedures de séparation des quarkonia prompt et non-prompt. En ce faisant, l'étudiant contribuera au développement du nouveau code de reconstruction, simulation, calibration et analyse (aussi appelé O2) que la Collaboration ALICE développe pour les Runs 3 et 4 du LHC. Dans un deuxième temps, le candidat étudiera la production des quarkonia prompt et non-prompt en Pb-Pb en termes de taux et d’anisotropie de production. Ces études pourront se faire en fonction de la centralité de la collision, de l’impulsion transverse et de la rapidité du quarkonia, pour différents types de quarkonia. En fonction de l’état d’avancement de la thèse ces études prioritaires pour les quarkonia issus des collisions hadroniques pourront être étendues aux quarkonia photo-produits.
Études sur les réactions induites par les neutrons avec MEDLEY au GANIL.

SL-DRF-21-0513

Domaine de recherche : Physique nucléaire
Laboratoire d'accueil :

Département Grand Accélérateur National d’Ions Lourds (GANIL)

Grand Accélérateur National d’Ions Lourds (GANIL)

Saclay

Contact :

Xavier LEDOUX

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2021

Contact :

Xavier LEDOUX
CEA - DRF/IRFU/GANIL

02 31 45 46 03

Directeur de thèse :

Xavier LEDOUX
CEA - DRF/IRFU/GANIL

02 31 45 46 03

Page perso : https://www.ganil-spiral2.eu

Cette thèse est consacrée à l’étude de réactions nucléaires induites par des neutrons entre 15 et 40 MeV auprès de l’installation NFS en utilisant le détecteur Medley. Les sections efficaces doublement différentielles de particules chargées légères émises lors de réactions sur le carbone et le chrome seront mesurées afin d’enrichir les bases de données et améliorer certains codes de réaction. Les sections efficaces de fission de l’uranium 235 et 238, qui sont des standards, seront également mesurées par rapport à la section efficace de diffusion élastique sur l’hydrogène
Études systématiques des corrélations de couplage au continuum dans les états proches du seuil

SL-DRF-21-0284

Domaine de recherche : Physique nucléaire
Laboratoire d'accueil :

Département Grand Accélérateur National d’Ions Lourds (GANIL)

Grand Accélérateur National d’Ions Lourds (GANIL)

Saclay

Contact :

Marek PLOSZAJCZAK

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2021

Contact :

Marek PLOSZAJCZAK
CEA - DRF/IRFU//GANIL

02 31 45 4590

Directeur de thèse :

Marek PLOSZAJCZAK
CEA - DRF/IRFU//GANIL

02 31 45 4590

Page perso : https://www.ganil-spiral2.eu/wp-content/uploads/2020/09/GSM21-thesis2021.pdf

Labo : https://www.ganil-spiral2.eu/fr/

Il est proposé d'étudier les effets saillants du couplage entre les états discrets et continus à proximité de divers seuils d'émission de particules en utilisant le modèle en couches dans le plan d'énergie complexe. Ce modèle fournit la formulation unitaire d'un modèle en couches standard dans le cadre du système quantique ouvert pour la description d'états nucléaires bien liés, faiblement liés et non liés. Des études récentes ont démontré l'importance de l'énergie de corrélation résiduelle du couplage aux états du continuum pour la compréhension des états propres, leur énergie et modes de désintégration, au voisinage des canaux de réaction. Cette énergie résiduelle n'a pas encore été étudiée en détails. Les études de cette thèse approfondiront notre compréhension des effets structurels induits par le couplage au continuum et apporteront un support aux études expérimentales au GANIL et ailleurs. L’étudiant de cette thèse théorique développera les outils numériques nécessaires à l’évolution du « Gamow Shell Model » (GSM), outil par excellence des études spectroscopiques.

 

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