Les compétences spécifiques au Dapnia trouvent régulièrement à s’exercer dans des domaines voisins, et ces retombées sont activement soutenues par le département. Les liens entre recherche médicale et nucléaire remontent aux origines de cette dernière, et paraissaient s’être distendus en raison de modes de développements différents. Depuis quelques années les innovations techniques produites pour la recherche fondamentale, associées à une plus grande ouverture des chercheurs aux autres communautés scientifiques, ont aidé à renouer ce lien, permettant une application plus rapide de ces innovations. Les compétences en magnétisme intense, en logiciels, en électronique rapide, en techniques d’accélération, compétences apparemment fort éloignées de la médecine, ne demandaient qu’à s’exercer en imagerie médicale, en diagnostic par tomographie ou en radiothérapie. Les compétences du Dapnia sont particulièrement à l’œuvre dans le projet Neurospin de la Direction des sciences du vivant du CEA. Être au service des autres implique également d’être au service de la nature. Avant même la prise de conscience collective de la nécessité d’envisager un développement durable, les chercheurs se sont souciés de leurs vieilles installations, en même temps qu’ils s’interrogeaient sur le devenir des matières irradiées. Le Dapnia a ainsi pris en charge les opérations de démantèlement et de déclassement de deux accélérateurs de Saclay, Saturne et l’ALS. De nouvelles compétences en matériaux ou en recyclage ajoutées aux compétences strictement nucléaires ont permis au Dapnia de mettre au point une méthodologie applicable à d’autres sites, comme les réacteurs nucléaires Ces exemples sont des retombées de la quête de connaissances, objectif premier du Dapnia. Ils montrent que toute connaissance a son utilité, avant même son application.