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La physique moderne a repoussé les limites des perceptions humaines : les particules ne sont pas si élémentaires que cela, l’Univers est rempli d’invisible, et les étoiles ne sont pas éternelles...
Voir un nuage moléculaire accoucher d’une étoile, suivre l’évolution du cœur d’une jeune étoile par sa consommation de lithium, analyser notre étoile de référence, le Soleil, interpréter et modéliser toutes ces observations, voilà un programme qui a conduit les astrophysiciens du Dapnia à des découvertes inattendues, comme celle du comportement étonnamment « rigide » de l’intérieur de notre Soleil.
Quand on s’intéresse à la formation des étoiles, on ne peut oublier celle des planètes qui y sont naturellement associées, mais dont la formation n’est toujours pas bien comprise. Les merveilleuses photos des anneaux de Saturne prises par Cassini permettront d’avancer dans ce vieux problème.
L’histoire des étoiles a également des phases agitées, révélées par des phénomènes cosmiques mettant en jeu des énergies titanesques. Il faut alors être expert en rayons X ou gamma pour en savourer toute la démesure : trous noirs de millions de masses solaires, annihilation d’antimatière d’origine inconnue, sources diverses de rayons X, sursauts gamma révélateurs d’hypernovae, ces explosions d’étoiles hyper massives. Toutes ces formes exotiques de matière et d’objets célestes, ces cataclysmes lointains, suscitent de nouveaux projets aux limites de la technologie, comme celui de faire naviguer des satellites en formation, avec une précision de quelques centimètres !
La compréhension intime de ces phénomènes est limitée par celle des plasmas. Cet état de la matière, le plus abondant dans l’Univers et que nous rencontrons sur Terre par exemple dans la foudre, est activement étudié, aussi bien par les astrophysiciens que par les physiciens spécialistes de la fusion, civile ou militaire. Ces communautés s’associent, et pourront, avec le futur laser Mégajoule, avancer dans leurs connaissances. Pour la première fois, on expérimentera pour comprendre l’explosion des supernovæ.
Partie de l’observation des rayons X par des chercheurs du CEA, l’astrophysique au Dapnia poursuit aujourd’hui un programme cohérent et développe un ensemble de compétences de premier plan, aussi bien pour l’observation spatiale ou terrestre que pour la modélisation et l’interprétation.
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