L'astrophysicienne Laure Ciesla, lauréate d'une bourse L'Oreal-Unesco Pour les Femmes et la Science   

Laure Ciesla, astrophysicienne dans le Département d'Astrophysique-Laboratoire AIM du CEA, est la lauréate d'une des trente bourses L'Oreal-Unesco Pour les Femmes et la Science, décernées par le programme français qui récompense des jeunes femmes pour la qualité et le fort potentiel de leurs travaux de recherche en France et les encouragent à poursuivre une carrière scientifique.

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Laure Ciesla : reconstituer l'histoire des galaxies
Qu’est-ce qui allume les étoiles ? Pourquoi sont-elles de couleurs différentes ? Telles sont les premières questions qui ont fait naître la passion de l’astrophysique chez Laure Ciesla, dès la petite enfance. Depuis, elle n’a de cesse d’orienter ses études et ses recherches pour comprendre. Comprendre, notamment, l’évolution des galaxies depuis leur naissance jusqu’à leur mort, moment précis où elles cessent de produire des étoiles. « J’ai eu l’énorme chance de commencer ma thèse à un moment clé de l’astrophysique extragalactique : le lancement du télescope spatial infrarouge Herschel. » Ce fut un véritable tremplin pour la post-doctorante qui effectuait alors sa thèse. Laure Ciesla a ainsi pu collecter une multitude de données qu’elle utilise aujourd’hui pendant son deuxième post-doctorat dans le Département d'Astrophysique-Laboratoire AIM de l’Institut de recherche sur les lois fondamentales de l’Univers (CEA Irfu) à Paris-Saclay. L’objectif de la jeune scientifique est de développer une méthode permettant d’identifier les galaxies au moment où les processus empêchant la formation d’étoiles nouvelles sont en action. Pour cela, Laure Ciesla étudie l’indicateur d’une activité stellaire récente : la lumière émise par la galaxie, dans tout son spectre. « Ainsi je pourrai proposer un schéma clair sur les mécanismes entraînant la mort des galaxies. » Une pierre de plus à l’édifice que représente l’histoire de la création de l’Univers, de la Terre et de l’Homme.
-  Laure Ciesla est post-doctorante à l’Institut de recherche sur les lois fondamentales de l’Univers (CEA Irfu, Centre de recherche de Paris-Saclay).

J. Bonnet-bidaud, dépêche du 11/10/2017

 

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