|
SPIRAL2
Présentation:
Faisceaux SPIRAL2 produira des faisceaux stables très intenses, des faisceaux radioactifs de tous types et un flux élevé de neutrons. De nouveaux faisceaux intenses de noyaux radioactifs seront produits dans les régions de la table des noyaux situées au-delà de la chaîne isotopique du Krypton. Voir l'onglet "Moyens expérimentaux" pour les régions de la table des noyaux accessibles avec :
Objectifs Les noyaux radioactifs éloignés de la vallée de stabilité sont seulement produits en laboratoire ou dans les milieux stellaires. Ils sont dits exotiques car ils présentent des propriétés inhabituelles de structure qui mettent en défaut les modèles nucléaires usuels, élaborés à partir des études de noyaux stables. Ainsi, le modèle en couches, avec sa séquence de nombres magiques bien établie pour les noyaux sphériques proches de la stabilité, est remis en cause pour les noyaux exotiques, avec la disparition de la sphéricité des noyaux supposés magiques et l'apparition de nouvelles couches magiques.
Image 3D des installations du GANIL actuel (2007) comprenant les futurs équipements du dispositif de production d'ions stables et radioactifs de SPIRAL2. Localisation La machine SPIRAL2 va s'installer dans le périmètre du GANIL situé à Caen en Normandie, et compléter ainsi les dispositifs existants de production de faisceaux d’ions lourds, stables et radioactifs. Ces dispositifs, avec les systèmes de détection implantés au GANIL, sont des outils de recherche fondamentale sur le noyau. Mise en service La mise en service de l’accélérateur SPIRAL2 au GANIL est prévue pour la fin 2011, les premières expériences en ions stables auront lieu en 2012 et la production d’ions radioactifs débutera en 2013.
Contexte Dans le monde, quelques accélérateurs produisent une large gamme de faisceaux radioactifs avec des intensités permettant des études variées de structure et de réactions nucléaires : en Europe, ce sont les installations du GANIL (faisceaux de l’ordre de quelques 10-100 MeV/nucléon) et de GSI (quelques 100 MeV/nucléon), au Japon, RIKEN (10-150 MeV/nucléon), aux Etats-Unis, MSU, et pour des gammes d’énergie et de faisceaux limitées, ISAAC et Oak Ridge. La France occupe une place de premier plan au niveau mondial dans le domaine de la physique du noyau avec l’utilisation des faisceaux de noyaux radioactifs exotiques produits au GANIL, GIE fondé et géré conjointement par le CEA et le CNRS. Afin de rester en pointe dans le domaine, l’installation de première génération SPIRAL particulièrement adaptée à la production et à l’accélération de noyaux légers et moyennement lourds à des énergies de 2 à 25 MeV/nucléon a été mise au point au cours des dernières années. D’autre part, une réflexion sur ce domaine d’étude a été conduite au niveau européen (avec les grands laboratoires d’Allemagne, de Belgique, de Finlande, de France, de Grande-Bretagne, d’Italie, de Suède et le CERN). Ainsi le comité NuPECC (Nuclear Physics European Collaboration Committee), dans son rapport d’avril 2000, recommandait l’étude et le développement d’installations de seconde génération, pour la production de faisceaux d’isotopes radioactifs rares. Il préconisait la mise en service de ces installations à partir de 2010-2012. Un programme de Recherche & Développement a été entrepris au niveau européen et financé par l’Union Européenne (5ème et 6ème PCRD). Il s’agit du programme EURopean Isotope Separation On-Line (EURISOL). Dans cette optique et en se fondant sur le rapport d’étude «LINAG Phase 1», le projet SPIRAL2 s’est révélé être l’étape intermédiaire indispensable entre SPIRAL (mis en service en septembre 2001) et EURISOL. Il devrait placer le GANIL et la France dans une position de force indéniable quant au choix futur du site d’implantation d’EURISOL. Cette conjonction de faits a conduit les deux organismes, la Direction des Sciences de la Matière (DSM) du CEA et l’Institut National de Physique Nucléaire et des Particules (IN2P3) du CNRS à lancer une étude d’avant-projet détaillé (APD) de SPIRAL2 le 1er Novembre 2002, pour une durée de deux ans. La Région Basse-Normandie a placé la recherche comme l’une de ses grandes priorités et a apporté son soutien aux projets de développement du GANIL dans une perspective européenne. Cette région a accepté d’assurer le cofinancement de la phase APD avec le CEA et le CNRS. Cette phase s'étant achevée en 2005, la DSM, l'IN2P3 et la région Basse-Normandie, avec l'assentiment du ministère (23 mai 2005) ont décidé de lancer la réalisation du projet SPIRAL2. Ainsi l'Etat, la région Basse-Normandie, les communautés alentours ont signé une convention le 04 Septembre 2006 avec le CEA et le CNRS. Concurrence internationale lors du démarrage de la machine en 2012 - Spécificités Au niveau mondial, les productions concurrentes des ions radioactifs se trouveront à RIKEN avec le dispositif RIBF, aux Etats-Unis avec le projet RIA, et avec les futurs faisceaux d’Oak Ridge ; et avec GSI/FAIR (2013). Mais avec SPIRAL2, on disposera d'une gamme très variée de faisceaux radioactifs, avec une combinaison d’intensités et d’énergies (<10 MeV/nucléon) uniques au monde ; les réactions de ces faisceaux permettront de produire et d’étudier de nouveaux noyaux exotiques.
Contributions du DAPNIAResponsabilités scientifiques:Le support et les contributions des physiciens du SPhN au projet SPIRAL2 sont intensifs, tant du point de vue de la réflexion scientifique sur les atouts des futurs faisceaux que sur la préparation de la future détection. Les physiciens du SPhN ont été fortement impliqués dans les groupes de travail qui ont contribué à la rédaction du livre blanc "PHYSICS CASE" de SPIRAL2. Ce document présente les cas physiques et les réactions à mener avec les faisceaux de SPIRAL2. Pour l'étude de la structure nucléaire des faisceaux radioactifs, les équipes du DAPNIA poursuivront sur SPIRAL2 trois axes de recherche avec les explorations de : Le DAPNIA participe à la définition de plusieurs expériences destinées à être réalisées soit à l'extrémité de l'accélérateur primaire générateur d'ions stables (projet du spectromètre S3; programme avec les faisceaux de neutrons : NFS-Neutrons For Science) soit dans une des salles expérimentales existantes du GANIL, lorsque la production des nouveaux ions radioactifs sera effective (des expériences sont prévues avec le détecteur de photons AGATA, ou avec GASPARD, le projet de détecteur de particules légères chargées et de photons). Dans la liste de présentations des futures expériences (Lettre d’intention : LOI) données devant le SAC, sur 19 LOI (+ 6 reliées au programme avec le détecteur AGATA), 12 impliquent fortement les groupes du SPhN, et parmi ces LOIs, 5 ont un co-porte-parole SPhN. Une LOI est consacrée au programme NFS qui implique aussi le SPhN. Voir Fiches-projet : AGATA, MUST2, S3 AGATA = Advanced GAmma Tracking Array GASPARD = Gamma Spectroscopy and PARticle Detection NFS = Neutron For Science S3= Super Separator Spectrometer Responsabilités techniques :Le DAPNIA apporte une contribution importante dans l'étude et la réalisation de l'accélérateur. Il est responsable de :
Le Dapnia apporte aussi une expertise importante dans le domaine de la dynamique des faisceaux et devrait pouvoir apporter une expertise dans le domaine des études des déchets et de la radioprotection du projet global.
maj : 16-03-2010 (794)
|