Transitions de phase au SPhN

Vue d’artiste de l’expérience Alice au LHC. La partie avant sur la plate-forme est le bras dimuon dans lequel les équipes de l'Irfu sont engagées.

Les collisions d’ions lourds sont le moyen de former en laboratoire des échantillons de matière nucléaire dans des conditions extrêmes de densité et de pression. Il est ainsi possible d’étudier des régimes particuliers de l’équation d’état de la matière nucléaire que sont la transition liquide-gaz et le plasma de quarks et de gluons qui sont prédits respectivement par les modèles nucléaires réalistes et la théorie de l’interaction forte.

 

La transition liquide-gaz est activement recherchée sur le plan expérimental par la collaboration Indra au Ganil et au GSI. Ce programme est actuellement dans une phase d’interprétation des données à laquelle le service contribue activement. Le SPhN participe aussi à la recherche et à l’étude du plasma de quarks et de gluons (QGP). Une signature de ce plasma est l’écrantage de couleur, qui se traduit par une suppression des résonances lourdes (J/Ψ et Y) ) constituées de paires de quark-antiquark. C’est cette voie que le service a choisie en étudiant la production de ces résonances à travers leur décroissance en paires de muons dans les expériences Phénix à Rhic (BNL) et Alice au LHC (Cern). Nous participons depuis 3 ans aux prises des données de Phénix et à leur analyse. L’expérience Alice est, quant à elle, en cours de préparation. Notre effort principal porte sur la construction du spectromètre à muons, élément clé de cette expérience. Elle permettra d’étudier en détail le QGP à l’horizon de 2008 au LHC qui offrira une énergie disponible 30 fois supérieure à celle du Rhic.

 

Maj : 24/08/2011 (291)

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