Cétacé (Cryostat d'essais à température ajustable et champ élevé)
Cétacé  (Cryostat  d'essais à température ajustable et champ élevé)

Cryostat principal

Cette station d'essais a été réalisée par la société Oxford Instruments et va nous permettre de tester des brins supraconducteurs dans un champ magnétique pouvant atteindre la valeur très remarquable de 17 teslas à 2,2 K.
Le cryostat principal contient le solénoïde capable de créer un champ magnétique intense.
Ce solénoïde est de type hybride Nb3Sn pour la région intérieure et NbTi pour la région extérieure. Le diamètre utile intérieur est de 64 mm. Le courant nominal pour 15 T (valeur obtenue à 4,2 K) est de 100 A et de 114 A pour 17 T. Le solénoïde peut travailler en mode persistant, c'est-à-dire déconnecté de l'alimentation électrique, grâce à la présence d'un interrupteur supraconducteur avec un taux de décroissance très faible (10-4/heure). La vitesse de montée du champ est de 1 T/min pour un champ inférieur à 15 T et de 0,5 T/min pour un champ compris entre 15 et 17 T.
 

 
Cétacé  (Cryostat  d'essais à température ajustable et champ élevé)

Solénoïde 17 Teslas

L'échantillon (pour les experts, une bobine de mesure du type Vamas) est connecté sur un porte-échantillon équipé de descentes de courant de 2000 ampères et introduit dans un cryostat indépendant du cryostat principal. Son diamètre utile (l'"espace échantillon") est de 49 mm, le diamètre extérieur étant limité à 63 mm pour permettre son introduction dans le solénoïde. Le fonctionnement de ce cryostat est du type dynamique. L'hélium, prélevé du bain principal via une vanne aiguille, est thermalisé dans un échangeur équipé d'une sonde de température type Cernox et d'une chaufferette, puis est introduit dans l'espace échantillon. La gamme de température va ainsi de 1,5 K à 200 K.

 
Cétacé  (Cryostat  d'essais à température ajustable et champ élevé)

Cryostat d'insertion

Cette station permettra d'étudier le comportement de supra-conducteurs dans des conditions de champ magnétique de plus en plus intense et à température variable, ce que nécessitent les futurs projets (Nb3Sn, Neurospin, Iter). Par exemple, la dépendance en température est d'un grand intérêt pour les aimants destinés à l'étude de la fusion qui ne sont pas refroidis dans un bain. D'autre part, un programme d'étude de stabilité thermique du conducteur Nb3Sn sera entrepris dans cette machine en utilisant différents types de chaufferettes (résistive, inductive, diode laser fibrée) pour voir l'influence du type de chauffage.

 

Maj : 25/11/2005 (662)

 

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