Faits marquants 2014

27 janvier 2014
Une nouvelle methode de recontruction livre les plus fins details du fond diffus

En utilisant les dernières données des satellites Planck et WMAP, le laboratoire CosmoStat (LCS) du CEA-IRFU vient de fournir l'image la plus complète et la plus précise du fond diffus micro-onde de l'Univers considéré comme la lumière primordiale émise au début de l'expansion. La nouvelle carte du fond diffus a été construite grâce à une nouvelle méthode de séparation de composantes appelée LGMCA, particulièrement bien adaptée à la séparation des avant-plans galactiques qui brouillent l'image de fond. A la différence des résultats précédents, la nouvelle carte permet de restituer les détails du fond diffus sur l’intégralité du ciel y compris dans le plan galactique, région du ciel où l’estimation est particulièrement difficile. Elle permet également de réduire plus efficacement des défauts introduits par l'existence du gaz chaud des amas de galaxies. Ces résultats sont en cours de publication dans la revue Astronomy & Astrophysics et ont été présentés le 21 janvier 2014 lors de la conférence "Horizon de la Statistique" à l'Institut Henri Poincaré (Paris).

30 septembre 2014
Etat d’avancement et rôle du CEA dans cette mission spatiale sino-française

L’année 2014 a été particulièrement riche en actualité pour la mission SVOM (Space-based multiband astronomical Variable Objects Monitor),  projet spatial sino-français dédié à l’étude des sursauts gamma. Les décisions prises au plus haut niveau, des gouvernements en mars puis des agences spatiales respectives en août, ont permis de relancer la mission après une période de gel du projet. Suite à cette nouvelle donne, deux réunions importantes des consortium (kick-off meeting) se sont tenues en septembre, l’une à Toulouse au CNES et la seconde en Chine à Shanghai. Ces rencontres, basées principalement sur les aspects techniques de la mission constituent une étape importante vers la réalisation de la charge utile du satellite dont le lancement est fixé à 2021. Le CEA-Irfu et son Service d’Astrophysique joue un rôle majeur, en partenariat avec le CNRS, dans ce projet placé coté français sous maitrise d’œuvre du CNES.

11 avril 2014

Le 10 avril 2014, les 12 délégués des pays mandatés par leurs gouvernements afin de décider de l'ouverture des négociations de site pour le projet CTA (Cherenkov Telescope Array), auquel contribuent le CNRS et le CEA, se sont réunis à Munich. Deux sites de l'hémisphère sud sont ainsi susceptibles d'accueillir ce futur réseau de télescopes de nouvelle génération en astronomie gamma des très hautes énergies : Aar en Namibie et l'ESO au Chili. Le site Leoncito en Argentine constitue quant à lui une troisième option. Cette sélection des sites potentiels dans l'hémisphère sud marque une étape décisive vers la réalisation du projet CTA.

 

L'observatoire CTA permettra d'explorer le cosmos à des énergies de photons gamma les plus élevées et de gagner un ordre de grandeur en sensibilité par rapport aux instruments actuels, fournissant de nouvelles informations sur un grand nombre de processus parmi les plus extrêmes de l'Univers.

CTA sera composé de plus de 100 télescopes Cherenkov de 23 m, 12 m et de 4 m de diamètre pour son site sud, qui sera le site principal, et un site de plus petite taille dans l'hémisphère nord. Un ensemble de sites candidats potentiels ont été identifiés dans les hémisphères nord et sud, et des études approfondies des conditions environnementales, des simulations des performances scientifiques, ainsi que de l'évaluation des coûts de construction ont été réalisées.
Le comité de sélection des sites (SSC : Site Selection Committee), composé d'experts internationaux de l'évaluation des sites pour les observatoires astronomiques, a passé en revue les études et fourni une évaluation indépendante des différents sites candidats.

Après avoir pris note du rapport du SCC et des contributions du consortium CTA , les représentants de l'Argentine, l'Autriche, le Brésil, la France, l'Allemagne, l'Italie, la Namibie, la Pologne, l'Espagne, l'Afrique du Sud, la Suisse et le Royaume-Uni ont décidé, sur la base de la majorité de 75 % requise, de lancer les négociations sur les deux sites de l'hémisphère sud, à savoir le site Aar en Namibie et de l'ESO au Chili, en conservant le site Leoncito en Argentine comme une troisième option. A l'issue des négociations, un site sera choisi à la fin de l'année 2014.

Des études supplémentaires étant apparues nécessaires en ce qui concerne le site de l'hémisphère nord de l'observatoire CTA — les sites candidats sont situés au Mexique, en Espagne et aux Etats-Unis, les représentants ont décidé de reporter leur décision et de demander au conseil d'administration de CTA — rassemblant ministères et agences — de progresser sur ce point.
La décision de lancer les négociations sur le choix du site de l'hémisphère nord sera prise dès que possible.

27 janvier 2014
Une nouvelle methode de recontruction livre les plus fins details du fond diffus

En utilisant les dernières données des satellites Planck et WMAP, le laboratoire CosmoStat (LCS) du CEA-IRFU vient de fournir l'image la plus complète et la plus précise du fond diffus micro-onde de l'Univers considéré comme la lumière primordiale émise au début de l'expansion. La nouvelle carte du fond diffus a été construite grâce à une nouvelle méthode de séparation de composantes appelée LGMCA, particulièrement bien adaptée à la séparation des avant-plans galactiques qui brouillent l'image de fond. A la différence des résultats précédents, la nouvelle carte permet de restituer les détails du fond diffus sur l’intégralité du ciel y compris dans le plan galactique, région du ciel où l’estimation est particulièrement difficile. Elle permet également de réduire plus efficacement des défauts introduits par l'existence du gaz chaud des amas de galaxies. Ces résultats sont en cours de publication dans la revue Astronomy & Astrophysics et ont été présentés le 21 janvier 2014 lors de la conférence "Horizon de la Statistique" à l'Institut Henri Poincaré (Paris).

19 octobre 2014
Premiers succès pour les prévisions d’éruptions solaires

Des chercheurs du Centre de physique théorique (CNRS/École Polytechnique) et du Service d’Astrophysique-Laboratoire AIM (CNRS/CEA/Université Paris Diderot) ont identifié un phénomène-clé dans l’émergence des éruptions solaires. A l’aide de données satellite et de modèlisations numériques, les chercheurs ont pu suivre l’évolution du champ magnétique solaire, sur une zone spécifique du Soleil ayant donné lieu à une éruption. Leurs calculs ont mis en évidence la formation d’une « corde magnétique »[1] émergeant de l’atmosphère interne du Soleil et associée à l’apparition d’une tache solaire. Ils montrent que cette structure joue un rôle important dans le déclenchement de l’éruption. En reproduisant par le calcul l’évolution complète vers l’éruption, ces travaux ouvrent la voie à la prévision des tempêtes solaires qui affectent la Terre. Ils font la Une de la revue Nature du 23 octobre 2014.

25 septembre 2014

Durant le festival Scopitone et la Nantes Digital Week du 15 au 21 septembre 2014, plus de 10 000 visiteurs ont expérimenté l’exposition numérique ExplorNova. Son objectif: proposer de nouvelles formes de représentation et de médiation scientifique par le numérique, des nouveaux usages jusqu'à la création artistique. Coordonné par Vincent Minier (CEA Irfu), le projet ExplorNova s’appuie sur les compétences transdisciplinaires de l'Irfu, de l’Université de Nantes, de Stereolux et de nombreux artistes.

 

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