Inauguration du radiotélescope NenuFAR  
Le nouveau radiotélescope NenuFAR a été inauguré Jeudi 3 octobre 2019 à la station de Radioastronomie de Nançay située en Sologne.

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NenuFAR, acronyme pour New Extension in Nançay Upgrading LOFAR, est un télescope de nouvelle génération dans une gamme de fréquences comprises entre 10 MHz et 85 MHz, soit entre 30 et 3,5 m de longueur d’onde. Cette gamme de fréquence, la plus basse fenêtre spectrale accessible par des radiotélescopes au sol, n’a encore jamais été explorée à des fins astronomiques avec une grande sensibilité. Les principaux objectifs scientifiques de ce nouvel instrument portent sur la détection et l’étude des exoplanètes, du signal radio provenant de l’aube cosmique – une période située 100 millions d’années après le Big-bang - ou bien encore sur l’étude des étoiles denses (pulsars, étoiles à neutron, magnetars) à très basse fréquence.
NenuFAR est un réseau interférométrique et à somme cohérente composé de 102 groupes de 19 antennes (1938 antennes au total) chacun déployé sur le site de Nançay de manière optimale.
NenuFAR est instrument autonome qui peut aussi être utilisé comme une très longue ligne de base de l’interféromètre LOFAR (LOw Frequency ARray), un réseau d’une cinquantaine de stations réparties en Europe dont  celle de Nançay. Labellisé Infrastructure de Recherche, NenuFAR est également l’un des prototypes de la partie basses fréquences du futur réseau géant de radiotélescopes, le SKA (Square Kilometre Array).
NenuFAR est le fruit d’une collaboration scientifique entre l’Observatoire de Paris - PSL, l’Université d’Orléans et le CNRS, et est construit avec le soutien de la Région Centre-Val de Loire, la région Île-de-France et l’ANR.

Le Département d’Astrophysique/laboratoire AIM du CEA-Saclay s’est impliqué scientifiquement dans NenuFAR en contribuant à la définition de programmes d’observation sur des thèmes scientifiques majeurs parmi lesquels les sources transitoires comme les étoiles binaires X, les pulsars ou bien encore les Fast Radio Bursts dont l’origine restent encore à élucider.

Contact: Julien Girard, Stéphane Corbel

Voir :
- Le communiqué de l'Observatoire de Paris
- Le site NenuFAR

C. Gouiffes, dépêche du 11/10/2019

 

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