Les sujets de thèses

Dernière mise à jour : 24-06-2017

11 sujets IRFU/SPHN

• Physique nucléaire

• Physique des particules

• Physique nucléaire

 

Extension aux ordres supérieurs de l'approche ab initio de fonctions Gorkov-Green pour les noyaux atomiques

SL-DRF-17-0096

Domaine de recherche : Physique nucléaire
Laboratoire d'accueil :

Service de Physique Nucléaire (SPhN)

Groupe Structure Noyau

Saclay

Contact :

Vittorio SOMA

Thomas DUGUET

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2016

Contact :

Vittorio SOMA

CEA - DRF/IRFU/SPhN/Structure Noyau

0169083236

Directeur de thèse :

Thomas DUGUET

CEA - DRF/IRFU/SPhN/Structure Noyau

0169082338

Voir aussi : http://irfu.cea.fr/Sphn/index.php

La description théorique "ab initio" des noyaux atomiques est devenue possible que très récemment grâce à des progrès décisifs en théorie à N corps et à la disponibilité de super-ordinateurs de plus en plus puissants. Ces techniques ab initio sont appliquées avec succès à l'étude de la structure des noyaux les plus légers. En revanche, les extensions aux éléments plus lourds et aux réactions nucléaires posent des difficultés considérables.

L'objectif de la thèse est de contribuer à ce développement en cours en théorie à N corps. Le projet sera centré sur une nouvelle technique ab initio (l'approche dite de fonction Gorkov-Green, développé au CEA Saclay) qui a permis pour la première fois l'application de méthodes ab initio aux systèmes à couche ouverte ou, autrement dit, superfluides (la majorité des noyaux atomiques). Après des premiers résultats dans des noyaux légers et de masse moyennes, l'approche face au défi d’une extension majeure pour atteindre le niveau de precision et compétitivité des méthodes de pointe.

Le travail proposé visera à développer les premiers outils pour aller dans ce direction. Il exploitera les dernières démarches en théorie nucléaire faisant notamment usage des interactions issues de la théorie effective des champs chirale, des techniques de groupe de renormalisation, des codes et ressources de calcul haute performance. Il se agira donc de procéder à une étape de développement formel, à l'écriture du code de calcul et l'application de la nouvelle technologie à des cas d'intérêt expérimental.

Développement de techniques d’intelligence artificielle pour l’analyse de données de physique des hautes énergies

SL-DRF-17-0007

Domaine de recherche : Physique des particules
Laboratoire d'accueil :

Service de Physique Nucléaire (SPhN)

Groupe CLAS

Saclay

Contact :

Franck SABATIE

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2017

Contact :

Franck SABATIE

CEA - DRF/IRFU/SPhN

01 69 08 32 06

Directeur de thèse :

Franck SABATIE

CEA - DRF/IRFU/SPhN

01 69 08 32 06

En physique des hautes énergies, les expériences fournissent un volume important de données dont seulement un faible pourcentage est utile par la suite. Le doctorant développera des méthodes connues d'apprentissage automatique, supervisées ou non, afin de filtrer automatiquement ces données. Parmi ces méthodes, citons notamment le clustering k-means, le DB-Scan, les réseaux de neurones et les SVM. Ces méthodes seront tout d'abord évaluées sur des données simulées et bruitées. La question sous-jacente est la caractérisation de la séparabilité des données expérimentales afin d'évoluer notamment vers des algorithmes fournissant une justification en plus de la décision. Les résultats seront comparés à l'état de l'art actuel en analyse de données. Enfin, le doctorant utilisera les techniques développées précédemment pour optimiser l'analyse d'une expérience au Jefferson Lab sur la structure du nucléon ayant lieu à partir de 2017.

Etude de la nature du neutrino à l'aide de détecteurs gazeux Micromegas avec une tonne de Xénon haute pression

SL-DRF-17-0121

Domaine de recherche : Physique des particules
Laboratoire d'accueil :

Service de Physique Nucléaire (SPhN)

Groupe COMPASS

Saclay

Contact :

Damien NEYRET

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2017

Contact :

Damien NEYRET

CEA - DRF/IRFU/SPhN/COMPASS

01 69 08 75 52

Directeur de thèse :

Damien NEYRET

CEA - DRF/IRFU/SPhN/COMPASS

01 69 08 75 52

Voir aussi : https://arxiv.org/abs/1610.08883

Le neutrino, seule particule de matière de charge électrique nulle, pourrait être une particule de Majorana, c'est-à-dire identique à son antiparticule. Si tel est le cas, alors un phénomène naturel nouveau devrait apparaître pour quelques rares isotopes: la double désintégration bêta sans émission de neutrinos. La violation de l'invariance du nombre leptonique qui en résulte, et qui est interdite par le Modèle Standard serait une découverte majeure. C'est l'une des conditions évoquées pour expliquer l'asymétrie matière-antimatière de l'Univers.



L'expérience proposée par la collaboration PandaX-III consiste à mesurer la cinématique d'événements de désintégration double-bêta de noyaux de Xénon 136 dans un grand volume de Xénon gazeux à 10 bars. Celle-ci permet de détecter la réaction recherchée, l'émission simultanée de deux électrons sans que des anti-neutrinos n'aient été émis à cette occasion, et de la distinguer des différents bruits de fond (double-bêta classique, contamination d'autres noyaux radioactifs, rayons cosmiques). Pour mesurer ces événements rares, le volume de Xénon gazeux formera des chambres à projection temporelle (Time Projection Chamber, TPC), avec un étage de détection constitué de détecteurs gazeux à micro-structure Micromegas. Cette expérience prendra place dans le laboratoire souterrain de Jin Ping (province du Sichuan, Chine), qui possède un des plus faibles taux de rayons cosmiques résiduels au monde. Une première chambre TPC de 200 kg de Xénon sera installée à partir de fin 2017, pour arriver à une masse de 1 tonne avec 5 modules vers 2022. D'importants efforts devront être accomplis pour atteindre une excellente résolution sur la mesure des énergies des deux électrons, afin de séparer le signal des différents bruits de fond, ainsi qu'une excellente pureté radiologique du dispositif expérimental.



Au sein des équipes du SPhN et du SEDI (Service d'Électronique des Détecteurs et d'Informatique) le doctorant participera aux évaluations des performances des détecteurs Micromegas et de leur électronique de lecture. Il prendra part à la R&D menée pour atteindre une résolution en énergie de 1% à 2 MeV, sur plusieurs types de détecteurs Micromegas, dont des Microbulk et des détecteurs à grille fine. Ce travail inclura, en collaboration avec nos partenaires des universités de Saragosse et de Shanghai, le suivi et l'évaluation des performances des différents prototypes et de leur électronique dans un environnement gazeux sous pression, en particulier leurs performances en terme de résolutions en énergie et spatiale. En parallèle à ces travaux, l'étudiant participera aux développements des algorithmes de reconstruction des données de la TPC afin de pouvoir déterminer les caractéristiques des événements double-bêta (énergie, cinématique), et les reconnaitre des bruits de fond gammas. Ce travail impliquera l'étude des données de chambres de test, ainsi que de simulations Monte Carlo à la fois des dispositifs de test et des TPC finales. Les résultats de ces études seront enfin utilisés pour la mise en œuvre de l'analyse des premières données de l'expérience PandaX-III à partir de mi 2018, afin de poser une première limite sur la présence de processus de désintégration double-bêta sans émission de neutrino.

Etude de la structure 3D du proton par la production exclusive de mesons a COMPASS au CERN

SL-DRF-17-0275

Domaine de recherche : Physique des particules
Laboratoire d'accueil :

Service de Physique Nucléaire (SPhN)

Groupe COMPASS

Saclay

Contact :

Andrea Ferrero

Nicole d'Hose

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2017

Contact :

Andrea Ferrero

CEA - DRF/IRFU/SPhN

0169087591

Directeur de thèse :

Nicole d'Hose

CEA - DRF/IRFU/SPhN

01 69 08 72 72

Voir aussi : http://irfu.cea.fr/Sphn/Phocea/Vie_des_labos/Ast/ast_groupe.php?id_groupe=493

Voir aussi : http://wwwcompass.cern.ch

Le proton porte encore bien des mystères : il est constitué de quarks et de gluons mais la masse de ceux-ci est bien inférieure à sa masse, et les contributions des spins de ceux-ci ne donnent pas son spin total. Une observation du proton en 3 dimensions peut être réalisée grâce à la production exclusive de photons ou de mésons. Ainsi on peut accéder aux distributions de partons généralisées qui donnent les corrélations entre les positions et les vitesses des quarks et des gluons à l’intérieur du proton. Deux programmes complémentaires sont menés par des physiciens du SPhN, l’un à JLab aux USA avec des électrons de 12 GeV, pour explorer la région des quarks de valence et l’autre à COMPASS au CERN avec des muons de 160 GeV pour explorer les quarks de la mer et les gluons.



Le sujet proposé concerne l’expérience auprès de la Collaboration COMPASS au CERN. Lors de la diffusion du faisceau de muons de 160 GeV du SPS au CERN sur les protons d’une cible d’hydrogène, le processus exclusif est sélectionné par la détection dans le spectromètre COMPASS d’un photon ou un méson émis à l’avant avec une grande énergie et par la détection d’un proton qui recule avec une faible énergie.



L’étudiant participera au cours des 3 années à toutes les étapes d’une expérience : familiarisation avec les techniques de détection et de calibration, prise de données de mai à octobre en 2017, analyse des données, comparaison aux simulations par méthode Monte-Carlo avec différents modèles. Le travail proposé donnera une excellente formation en participant à tous les moments de la vie de physicien depuis le début de la prise de données, à l’avènement des résultats et à leur publication.

Développement du détecteur Muon Forward Tracker (MFT) d’ALICE

SL-DRF-17-0211

Domaine de recherche : Physique nucléaire
Laboratoire d'accueil :

Service de Physique Nucléaire (SPhN)

Groupe ALICE

Saclay

Contact :

Stefano PANEBIANCO

Alberto Baldisseri

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2017

Contact :

Stefano PANEBIANCO

CEA - DRF/IRFU/SPhN/ALICE

0169087357

Directeur de thèse :

Alberto Baldisseri

CEA - DRF/IRFU/SPhN/ALICE

+33 169089333

Voir aussi : http://irfu.cea.fr/Phocea/Vie_des_labos/Ast/ast_technique.php?id_ast=1234

L’expérience ALICE du CERN, qui étudie le Plasma de Quarks et de Gluons, a un ambitieux programme d’améliorations pour le futur. En particulier, le rajout du Muon Forward Tracker (MFT), un détecteur de particules chargées situé près de l’endroit où les faisceaux du LHC rentrent en collision, juste devant le spectromètre à muons. Le MFT consiste en 5 plans de détection en silicium. La technologie CMOS, qui est la technologie la plus avancée actuellement pour des détecteurs de vertex, a été choisie pour fabriquer le MFT. L’IRFU a une expertise précieuse dans ce type de technologie et contribue de manière forte à la conception et à la réalisation de ce nouveau détecteur.

Le travail du doctorant consistera à participer à la finalisation de la R&D du MFT et à toutes les étapes de fabrication, validation et analyse. En particulier, il/elle aura un rôle clé dans l’études des circuits hybrides intégrant les capteurs CMOS. Une partie importante du travail consistera dans la simulation des performances de l’appareillage pour les différents signaux de physique. Il s’agira ensuite d’étudier plus en détails un canal de physique par l’analyse des données en cours d’acquisition, ce qui lui permettra de mettre en évidence les améliorations que le MFT pourra apporter dans le futur.

Caractérisation de réseaux de neurones profonds appliqués à l'électroproduction de pi0 avec CLAS12 au Jefferson Laboratory

SL-DRF-17-0958

Domaine de recherche : Physique nucléaire
Laboratoire d'accueil :

Service de Physique Nucléaire (SPhN)

Groupe CLAS

Saclay

Contact :

Maxime DEFURNE

Franck SABATIE

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2017

Contact :

Maxime DEFURNE

CEA - DRF/IRFU/SPhN/CLAS

01 69 08 32 37

Directeur de thèse :

Franck SABATIE

CEA - DRF/IRFU/SPhN

01 69 08 32 06

Les réseaux de neurones profonds ont révolutionné l’analyse de données. Actuellement leur

utilisation pour diverses applications, allant du diagnostic médical à la reconnaissance faciale sur les réseaux sociaux, connait un véritable engouement du fait de leur surprenante performance. Toutefois les mécanismes à l’origine de cette efficacité sont loin d’être évidents, c’est pourquoi leur utilisation pour l’analyse de données expérimentales en physique reste limitée. Nous proposons d’appliquer cette technique d’intelligence artificielle à l’analyse des données qui seront collectées cet automne avec le spectromètre CLAS12 au Jefferson Lab. Il sera notamment demandé de classifier les données afin d’estimer des sections efficaces associées à divers processus telles que l’électroproduction de pions neutres. Une part significative de la thèse portera sur le développement mais également la compréhension du réseau de neurones ainsi qu’à la validation des résultats. Il est important de souligner que cette thèse s’effectuera en parallèle de deux autres sujets portant sur les données CLAS12 : L’un utilisant les méthodes d’analyse conventionnelles et l’autre utilisant pour la première fois une intelligence artificielle justifiant ces résultats mais moins performantes que les réseaux profonds en termes de classification. Ce trio de thèses sera une référence incontournable pour l’évaluation et la compréhension des méthodes d’intelligence artificielle appliquées à l’analyse de données complexes.

Coexistence de formes dans les noyaux de selenium riches en protons

SL-DRF-17-0151

Domaine de recherche : Physique nucléaire
Laboratoire d'accueil :

Service de Physique Nucléaire (SPhN)

Groupe Structure Noyau

Saclay

Contact :

Magdalena Zielinska

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2017

Contact :

Magdalena Zielinska

CEA - DSM/IRFU/SPhN/Structure Noyau

01 69 08 74 86

Directeur de thèse :

Magdalena Zielinska

CEA - DSM/IRFU/SPhN/Structure Noyau

01 69 08 74 86

Voir aussi : http://irfu.cea.fr/Sphn/Phocea/Vie_des_labos/Ast/ast_visu.php?id_ast=483

Le cadre général de ce sujet est la structure nucléaire et plus particulièrement l’étude de

la forme des noyaux de masse intermédiaire (A~70).

La thèse se focalisera sur l'étude expérimentale des propriétés nucléaires des noyaux de

sélenium riches en protons (72,74Se) en utilisant la technique de l’excitation

coulombienne, qui est la méthode la plus directe pour déterminer les formes des noyaux

dans leurs états excités. Les isotopes légers du krypton et du sélénium constituent une

région clé dans l’étude de la déformation. Certains de ces noyaux présentent un rare

phénomène de coexistence de formes : le noyau change radicalement de forme à une

faible énergie d'excitation. L’étudiant(e) sera en charge de l’analyse des expériences

d’excitation coulombienne des 72,74Se, réalisées auprès deux installations: IPN Orsay et

HIE-ISOLDE (CERN).

Diffusion Drell-Yan et production de charmonium dans les collisions pion-noyaux

SL-DRF-17-0741

Domaine de recherche : Physique nucléaire
Laboratoire d'accueil :

Service de Physique Nucléaire (SPhN)

Groupe COMPASS

Saclay

Contact :

Stephane PLATCHKOV

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2017

Contact :

Stephane PLATCHKOV

CEA - DRF/IRFU/SPhN/COMPASS

0169087459

Directeur de thèse :

Stephane PLATCHKOV

CEA - DRF/IRFU/SPhN/COMPASS

0169087459

Voir aussi : http://irfu.cea.fr/Sphn/Phocea/Vie_des_labos/Ast/ast_sstheme.php?id_ast=32

La réaction Drell-Yan (DY), où un quark et un antiquark s’annihilent pour créer une paire de leptons, permet d'accéder aux densités de distribution des quarks à l’intérieur des deux hadrons en interaction. L’interaction entre deux hadrons donne également lieu à la production de mésons J/psi, constitués d'un quark et d'un antiquark charmés (charmonium). Ces deux processus sont de nature différente, mais leurs sections efficaces sont toutes deux fonction de la densité de la matière nucléaire traversé. Elles dépendent de la perte d’énergie des partons avant l’interaction, de la perte d’énergie du J/psi après sa création et de la modification des distributions des partons dans les noyaux. Afin d’isoler les différents effets dus à la matière nucléaire, nous proposons une analyse simultanée de ces deux processus par la même expérience.

Les données expérimentales sont collectées par l’expérience COMPASS au CERN. COMPASS étudie les processus de diffusion DY et de production de J/psi en utilisant un faisceau de pions et trois cibles avec nombres atomiques différents. L'étudiant commencera sa thèse par analyser les données déjà collectées en 2015. Il devra évaluer et appliquer les corrections nécessaires pour obtenir des résultats pour chacune des trois cibles utilisées. Il devra aussi préparer au mieux la deuxième prise de données prévue pour 2018 et l’analyse qui devra suivre. Pendant la prise de données il prendra la responsabilité du fonctionnement de l’un des détecteurs de particules construits par l’IRFU.

Une grande partie du travail de thèse sera consacrée à l’interprétation des données, qui tiendra compte des développements théoriques les plus récents. Pour cette thèse collaborative l’étudiant travaillera aussi sous la direction de François Arleo du LLR (Ecole polytechnique), qui est un expert mondialement reconnu dans ce domaine. Différentes études phénoménologiques basées sur ces données sont possibles; elles permettront de clarifier: (i) la quantité de pertes d’énergie de partons dans la matière nucléaire, (ii) l’universalité des distributions des partons en diffusion profondément inélastique et en DY, (iii) la dynamique de production du charmonium dans les collisions nucléaires.

Etude de l'evolution de la forme quantique des noyaux exotiques

SL-DRF-17-0723

Domaine de recherche : Physique nucléaire
Laboratoire d'accueil :

Service de Physique Nucléaire (SPhN)

Groupe Structure Noyau

Saclay

Contact :

Wolfram KORTEN

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2017

Contact :

Wolfram KORTEN

CEA - DSM/IRFU/SPhN/Structure Noyau

+33169084272

Directeur de thèse :

Wolfram KORTEN

CEA - DSM/IRFU/SPhN/Structure Noyau

+33169084272

Voir aussi : https://www.researchgate.net/profile/Wolfram_Korten

Voir aussi : http://irfu.cea.fr/Sphn/Phocea/Vie_des_labos/Ast/ast_sstheme.php?id_ast=293

Voir aussi : https://www.phy.anl.gov/atlas/

La forme d’un noyau, c.à.d. la déviation par rapport à une forme sphérique de la distribution en masse, est une de ses propriétés fondamentales, gouvernée à la fois par des effets macroscopiques et microscopiques, tels que la structure en couche du noyau. L’étude de la forme des noyaux exotiques, c.à.d. très loin de la vallée de stabilité, permet de tester finement les différents modèles théoriques qui ont été développés pour les noyaux stables.

L’objectif de cette thèse est l’étude de l’évolution de la forme des noyaux riches en neutrons autour de la masse A~100 par excitation Coulombienne. Ces noyaux se situent loin des couches fermées et se déforment pour minimiser leur énergie potentielle. Contrairement à la grande majorité des noyaux non-sphériques qui prennent une forme d’ellipsoïde allongé, ces noyaux sont prédits comme très changeants pouvant aller d’allongés (prolate) à aplatis (oblate) en passant par des formes triaxiales. Mais l’information sur leur ‘‘collectivité’’ mesurée par la probabilité de transition vers des niveaux excités reste encore très limitée et la connaissance de leur forme est presque non-existante.

Pour le projet de thèse, une expérience d'excitation Coulombienne visant le noyau 100Zr est prévu. Cet isotope est positionné à N=60, à la charnière où la coexistence de forme se développe. La methode d'excitation Coulombienne permet d'extraire la probabilité d'excitation pour chaque état excité et ensuite d'extraire un jeu d'éléments de matrice électromagnétiques et surtout leur moment quadripolaire statique qui détermine la forme du noyau. Le faisceau radioactif est produit par l'installation ATLAS-CARIBU à l'Argonne National Laboratory (USA). CARIBU est la seule installation au monde qui peut actuellement délivrer ce type de faisceau d'un élément réfractaire. L'expérience est déjà acceptée par le comité local d'expériences avec une haute priorité et nous attendons sa réalisation pour (debut) 2018. Le thésard participera activement à la préparation de l'expérience. Il/Elle sera responsable pour l'analyse des données et la publications des résultats scientifiques.

Au cours de sa thèse, l’étudiant(e) sera amené(e) participer à d'autres expériences du groupe et à présenter ses résultats au cours de colloques et de conférences internationales. Cette thèse s’inscrit dans un travail collaboratif avec des partenaires français et internationaux. La préparation et la réalisation des expériences nécessiteront des missions, notamment à l'ANL, Etats-Unis, où un séjour de 4-6 semaines pourra s'avérer nécessaire.

Etude de la fonction force radiative des actinides

SL-DRF-17-0027

Domaine de recherche : Physique nucléaire
Laboratoire d'accueil :

Service de Physique Nucléaire (SPhN)

Groupe MNM

Saclay

Contact :

Emmeric DUPONT

Frank GUNSING

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2017

Contact :

Emmeric DUPONT

CEA - DSM/IRFU/SPhN/MNM

01 69 08 75 53

Directeur de thèse :

Frank GUNSING

CEA - DSM/IRFU/SPhN/MNM

01 69 08 75 23

Voir aussi : http://irfu.cea.fr/Sphn/

Voir aussi : http://www.cern.ch/ntof

Dans le domaine de l’énergie nucléaire, il est important de connaitre l’intensité et le flux gamma à partir des contributions de toutes les réactions nucléaires. Cela n’est possible que si les bases de données sont complétées par les résultats de modèles de réactions nucléaires. Dans le cadre du modèle statistique la désexcitation gamma d’un noyau dépend du spin-parité, de la densité de niveaux, et d’un facteur appelé la fonction force radiative. Cette dernière peut être étudiée en mesurant la cascade de désexcitation gamma du noyau à l’aide d’un calorimètre. Au sein de la Collaboration n_TOF du CERN, le TAC (Total Absorption Calorimeter) est un calorimètre 4pi gamma utilisé pour l’étude des réactions induites par neutron. Les mesures réalisées par le CEA avec les cibles U-233 et U-234 fournissent des informations sur la multiplicité et l’énergie des gammas de capture et de fission qui peuvent être comparées aux simulations numériques. Ces dernières seront réalisées avec un code Monte-Carlo (GEANT4) qui peut utiliser les multiplicités et spectres gamma calculés par des codes dédiés, tels que DICEBOX, KEWPIE (pour les gammas de capture) et FIFRELIN, GEF (pour les gammas de fission). Les simulations pourront être améliorées et validées grâce aux données mesurées avec le TAC. En particulier, les résultats obtenus avec les isotopes de l’uranium permettront de mieux comprendre l’évolution de leurs propriétés en fonction du nombre de neutrons, et notamment celles de la fonction force radiative. L’amélioration des codes de réaction nucléaire qui en découlera permettra de mettre à jour et compléter les bases de données évaluées.

Etude de la production de quarkonia dans les collisions d’ions lourds au LHC avec ALICE

SL-DRF-17-0391

Domaine de recherche : Physique nucléaire
Laboratoire d'accueil :

Service de Physique Nucléaire (SPhN)

Groupe ALICE

Saclay

Contact :

Javier CASTILLO

Alberto Baldisseri

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2017

Contact :

Javier CASTILLO

CEA - DRF/IRFU/SPhN/ALICE

+33 169087255

Directeur de thèse :

Alberto Baldisseri

CEA - DRF/IRFU/SPhN/ALICE

+33 169089333

Voir aussi : http://irfu.cea.fr/Sphn/Alice/

Voir aussi : http://alice-collaboration.web.cern.ch

Quelques micro-secondes après le Big Bang l’Univers se trouvait dans un état de plasma de quarks et de gluons (QGP). Cet état, prédît par la Chromodynamique Quantique, la théorie de l’interaction forte, est atteint pour des températures ou des densités d’énergie très élevées, telles que celles atteintes dans les collisions d’ions lourds ultra-relativistes au LHC au CERN. L’étude de la production des quarkonia, états liés de quarks lourds (charme c-cbar ou beauté b-bbar), est particulièrement pertinente pour comprendre les propriétés du QGP. Les quarkonia sont des particules rares et lourdes produites aux premiers instants de la collision, avant la formation du QGP. Ceci en fait des sondes idéales du QGP. En le traversant, la paire quark/anti-quark serait écrantée par les nombreux quarks et gluons du QGP (suppression des quarkonia). Différents états quarkonia ayant différentes énergies de liaison, la probabilité de dissociation de chaque état sera différente (suppression séquentielle). Au LHC, Upsilon (b-bbar) et J/psi (c-cbar) sont complémentaires, les premiers sont plus aptes pour étudier la suppression séquentielle, alors que les seconds permettent d’étudier la régénération (création de quarkonia par recombinaison de quarks du QGP). De plus, les effets dits froids, affectant la production des quarkonia même en absence du QGP, peuvent être étudiés avec des collisions proton-noyau.



Nous proposons d’étudier la production des quarkonia dans les collisions Pb-Pb et p-Pb aux énergies du LHC. Les quarkonia seront mesurés via leur décroissance en deux muons, lesquels seront reconstruits avec le spectromètre à muons d’ALICE. Dès 2015, le LHC fonctionne à une énergie presque double que celle du run 1. En 2015, ALICE a accumulé trois fois plus de données Pb-Pb que lors du run 1 et fin 2016 des données p-Pb seront aussi prises. Ceci permettra à l’étudiant de réaliser une analyse détaillée de la production des différents états quarkonia. L’étudiant participera aux prises de données d’ALICE au LHC ainsi qu’à l’alignement du spectromètre. Ce travail lui permettra de se familiariser avec les outils de travail de la grille de calcul et les codes de simulation, reconstruction et analyse de la collaboration ALICE.
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