Étude de la résistance d’interface entre des rubans supraconducteurs à haute température critique
Emmanuel Guillemot
DRF/IRFU/DACM/LEAS
Thu, Jul. 28th 2022, 10:00-11:00
Bat 123, p 311 -- 7 places, CEA Paris-Saclay

Les matériaux supraconducteurs à haute température critique (HTc) offrent de grandes perspectives pour réaliser des aimants permettant de générer de très fortes inductions magnétiques à faible température ou des inductions intermédiaires à plus forte température jusqu’à 77 K. Leur utilisation pose néanmoins le problème de la protection en cas de transition de l’état supraconducteur à l’état résistif. Afin de pallier à ce problème, une solution consistant à retirer l’isolation entre les tours a été proposée il y a une dizaine d’années et est très fortement étudiée aujourd’hui. De plus, il est nécessaire de maîtriser la résistance d’interface afin de limiter au maximum les dégâts générés par un quench, mais aussi dans le but de contrôler le temps de chargement de la bobine. 

Durant ce stage de 3 mois, j’ai pu faire des mesures de la résistance d’interface pour différentes technologies de type co-bobinage. Les rubans HTc ont été refroidis à l’azote liquide (77 K) et des tests de cycles de compression/décompression ont été faits grâce à une presse mécanique afin d’évaluer l’évolution de la résistance de contact dans des conditions mécaniques similaires à celles que verront des aimants SHTc.

Un nouveau type d’isolation métallique a aussi été testé. L’idée de cette technique est d’obtenir une résistance de contact élevée qui reste stable en fonction de la contrainte. Les résultats des tests électriques sur un empilement (« stack ») ainsi que sur une galette SHTc seront présentés lors de ce séminaire.

Contact : ud261785

 

Retour en haut