Laboratoire d'’études des aimants supraconducteurs (Léas)

Chargé de répondre aux besoins des physiciens de l’Irfu dans le domaine des champs magnétiques, le Laboratoire d’études des aimants supraconducteurs est constitué, fin 2015, de 7 techniciens, 20 ingénieurs et 1 étudiant en thèse. Les équipes du laboratoire assurent la conception et la maîtrise d'œuvre d'aimants supraconducteurs intégrés à des dispositifs expérimentaux, et notamment des aimants de grande taille ou à champ magnétique élevé.

Dans le cadre de la conception des aimants supraconducteurs, le Léas exerce ses compétences dans les domaines de l’optimisation de la géométrie des bobines, de la conception du conducteur, des calculs mécaniques, électromagnétiques et thermiques, et de leur protection en cas de retour des aimants à l’état résistif. Outre la conception des aimants, le Léas est aussi en mesure d'assurer le management de grands projets, de prendre en charge la réalisation des aimants et leur intégration dans leur cryostat et d'assurer le suivi des réalisations industrielles spécifiques. Le contrôle des aimants est assuré en collaboration avec le LCSE. Les mesures nécessaires couvrent les analyses des essais à température ambiante et cryogénique avec, entre autres, les analyses de quench et les mesures magnétiques.

Les grands projets terminés récemment, tels que le dipôle Glad du spectromètre pour R3B, dont l’achèvement est prévu prochainement, où le solénoïde de l’imageur Iseult, permettent, en fonction de leurs besoins, de mener à bien la R&D qui maintient les compétences du Léas à leur meilleur niveau.

De plus, des besoins en forts champs magnétiques apparaissent aussi bien dans les laboratoires tels que le LNCMI (Laboratoire National des Champs Magnétiques Intenses) de Grenoble ou en vue des futurs accélérateurs circulaires tels que FCC (Future Circular Collider) du Cern. Ces besoins ne peuvent être satisfaits qu’en utilisant le Niobium étain (Nb3Sn), voire les supraconducteurs à haute température critique (HTS) à base de terre rares.

Ces matériaux font l’objet d’une R&D active depuis quelques années.

Finalement, le di-borure de magnésium (MgB2), qui pourrait à terme concurrencer économiquement le niobium titane (NbTi) fait lui aussi l’objet de développements importants.

 

Maj : 21/06/2017 (297)

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