11 sujets IRFU

Dernière mise à jour : 16-01-2021


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• Astrophysique

 

Tomographie de l’énergie sombre avec le satellite Euclid

SL-DRF-21-0206

Domaine de recherche : Astrophysique
Laboratoire d'accueil :

Direction d’Astrophysique (DAP)

Laboratoire CosmoStat (LCS)

Saclay

Contact :

Valeria Pettorino

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2021

Contact :

Valeria Pettorino
CEA - DRF/IRFU/DAP/LCS


Directeur de thèse :

Valeria Pettorino
CEA - DRF/IRFU/DAP/LCS


Page perso : https://www.valeriapettorino.com/

Labo : http://www.cosmostat.org/

Alors que l’Univers est en expansion, à une vitesse croissante, la question de savoir ce qui cause l’accélération cosmique n’est pas encore résolue. L’accélération semble agir contre l’attraction gravitationnelle, comme si une nouvelle source d’énergie, l’énergie sombre, en était responsable.

Cette proposition de doctorat est destinée à contribuer à la mission spatiale Euclid de l’ESA, qui sera lancé en 2022, observera comment les galaxies se sont formées pour dévoiler la nature de l’énergie noire et de la matière noire.

Le projet va effectuer une `` tomographie de l’énergie sombre ’’, qui permettra de contribuer à la mission spatiale Euclid et à la taskforce qui va comparer les prévisions de la théorie avec les données.

Le doctorant pourra travailler à l’interface entre les données et la théorie et collaborer concrètement à une grande collaboration comme le satellite Euclid. Les objectifs comprennent 1) étendre le logiciel de vraisemblance pour tester l’énergie sombre à différentes époques 2) contribuer à l’effort de collaboration sur la comparaison des prévisions théoriques avec les simulations en prévision des données 3) étudier différentes méthodes d’apprentissage automatique pour reconstruire la contribution de l’énergie sombre à chaque époque.

Champ magnétique intergalactique et sursauts gamma avec CTA

SL-DRF-21-0143

Domaine de recherche : Astrophysique
Laboratoire d'accueil :

Direction d’Astrophysique (DAP)

Laboratoire d’Etudes des Phénomènes Cosmiques de Haute Energie (LEPCHE)

Saclay

Contact :

Renaud Belmont

Thierry STOLARCZYK

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-09-2021

Contact :

Renaud Belmont
Université de Paris (Paris 7) - DRF/IRFU/DAP/LEPCHE


Directeur de thèse :

Thierry STOLARCZYK
CEA - DRF/IRFU/DAp/LEPCHE

+33 1 69 08 78 12

Page perso : http://irfu.cea.fr/Pisp/thierry.stolarczyk/

Labo : http://irfu.cea.fr/en/Phocea/Vie_des_labos/Ast/ast_technique.php?id_ast=3709

Voir aussi : http://www.cta-observatory.org/

Le champ magnétique intergalactique qui baigne les vides cosmiques est très probablement une relique des premiers instants de l’Univers. Le but de cette thèse est de chercher les signatures de ce champ dans les observations de sursauts gamma à très haute énergie, et notamment de prédire les capacités du futur observatoire CTA à contraindre ses propriétés. Il s’agit d’un travail qui mêle étroitement modélisation théorique et analyse de données simulées de CTA.
Comment les étoiles se forment-elles ’ Le second effondrement et ses conséquences

SL-DRF-21-0661

Domaine de recherche : Astrophysique
Laboratoire d'accueil :

Direction d’Astrophysique (DAP)

Laboratoire de modélisation des plasmas astrophysiques (LMPA)

Saclay

Contact :

Patrick Hennebelle

Matthias GONZALEZ

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2021

Contact :

Patrick Hennebelle
CEA - DRF/IRFU/DAp

0169089987

Directeur de thèse :

Matthias GONZALEZ
Université de Paris - DRF/IRFU/DAp/LMPA

33 1 69 08 17 79

Page perso : http://irfu.cea.fr/Pisp/matthias.gonzalez/

Labo : http://irfu.cea.fr/Sap/Phocea/Vie_des_labos/Ast/ast_groupe.php?id_groupe=1250

Les étoiles sont l’élément de base de l’univers et jouent un rôle clé tant pour l’évolution des galaxies à grande échelle que pour la formation et l’évolution des planètes à petite échelle. Bien qu’une connaissance de plus en plus détaillée soit nécessaire pour aborder correctement ces questions, des problèmes importants continuent d’entraver notre compréhension.

En particulier, lorsqu’une étoile se forme, l’énergie gravitationnelle perdue pendant le processus d’effondrement doit être irradiée. Pourtant, seule une petite fraction de cette énergie est actuellement observée, un problème connu sous le nom de problème de luminosité. La compréhension de ce problème est fondamentale pour plusieurs raisons : i) cette phase initiale est importante pour l’évolution stellaire, ii) la quantité d’énergie rayonnée est considérable et pourrait influencer de manière très significative le milieu environnant, iii) pour déterminer comment un disque protoplanétaire se forme autour de l’étoile, il faut comprendre comment le disque et l’étoile sont reliés.

L’objectif de cette thèse est d’étudier ce que l’on appelle le second effondrement, qui est la phase la plus précoce du processus de formation des étoiles. Pour ce faire, des simulations numériques avec le code RAMSES, prenant en compte l’interaction de l’hydrodynamique, du champ magnétique et du rayonnement, seront menées. Les résultats numériques seront ensuite comparés aux observations pour mieux comprendre et contraindre les scénarios de formation des étoiles.
Cosmologie- Amas de galaxies - Intelligence artificielle

SL-DRF-21-0332

Domaine de recherche : Astrophysique
Laboratoire d'accueil :

Direction d’Astrophysique (DAP)

Laboratoire de Cosmologie et d’Evolution des Galaxies (LCEG)

Saclay

Contact :

Marguerite PIERRE

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2021

Contact :

Marguerite PIERRE
CEA - DRF/IRFU/SAp/LCEG

0169083492

Directeur de thèse :

Marguerite PIERRE
CEA - DRF/IRFU/SAp/LCEG

0169083492

Page perso : https://sci.esa.int/s/WLg9apw

Labo : http://irfu.cea.fr/dap/Phocea/Vie_des_labos/Ast/ast_groupe.php?id_groupe=972

Voir aussi : Projet XXL : http://irfu.cea.fr/xxl

Les amas de galaxies sont les entités les plus massives de l’univers et, à ce titre, constituent une sonde cosmologique importante.

Le survey XXL est le plus grand projet du satellite européen XMM (rayons X). Il a permis de découvrir plusieurs centaines d’amas jusqu’à des distances correspondant à la moitié de l’âge de l’univers.

Le but de la thèse est de réaliser l’analyse cosmologique de l'échantillon complet d’amas XXL en utilisant des techniques novatrices d’intelligence artificielle.

Etude de Matrices de Bolomètres Polarimétriques à Capacité Spectroscopique pour l’Astrophysique

SL-DRF-21-0652

Domaine de recherche : Astrophysique
Laboratoire d'accueil :

Direction d’Astrophysique (DAP)

Laboratoire des spectro-Imageurs spatiaux (LSIS)

Saclay

Contact :

Louis RODRIGUEZ

Vincent REVERET

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2021

Contact :

Louis RODRIGUEZ
CEA - DRF/IRFU/DAP/LSIS

0169086948

Directeur de thèse :

Vincent REVERET
CEA - DSM/IRFU/DAp/LSIS

01 69 08 74 02

Labo : http://irfu.cea.fr/dap/Phocea/Vie_des_labos/Ast/ast_groupe.php?id_groupe=2755

L’observatoire spatial Herschel, lancé en 2009 a révolutionné notre vision de « l’Univers Froid ». Il a notamment radicalement changé notre compréhension de la formation des étoiles en mettant en évidence l’omniprésence des structures filamentaires de gaz et de poussière, et leur rôle essentiel dans les toutes premières phases de formation stellaire.

D’autre part, les observations du satellite Planck (lancé aussi en 2009) en mode polarimétrique ont permis de mettre en évidence la présence de champs magnétiques sur de grandes échelles dans les nuages moléculaires. Dans ces régions, les filaments évoqués plus haut peuvent être soit parallèles au champ magnétique (filaments peu denses) soit perpendiculaires (filaments très denses). Mais de nombreuses questions demeurent.

Pour comprendre l’ensemble des processus physiques mis en œuvre dans ces zones de formation stellaire et expliquer les liens avec la structure complexe du milieu interstellaire (MIS) environnant, de nouveaux instruments extrêmement sensibles doivent être développés dans le domaine submillimétrique. Il paraît nécessaire d’une part, de pouvoir caractériser finement le champ magnétique (via la détection de la lumière polarisée) dans plusieurs bandes spectrales et d’autre part de détecter la présence de plusieurs traceurs du MIS via l’émission de certaines raies spectrales (C+ à 158 µm notamment). Ces observations, faites depuis l’espace ou à bord de ballons stratosphériques contraignent fortement le volume et la masse de la charge embarquée. L’idée de rassembler une ou plusieurs fonctions d’analyse de la lumière au sein même d’un détecteur compact va dans ce sens.

C’est dans ce contexte que le CEA développe depuis quelques années des matrices de bolomètres submillimétriques ultra-sensibles, capables de mesurer la polarisation au sein des pixels, sans l’aide de polariseurs externes. Développée en collaboration étroite avec le CEA-LETI dans le cadre de l’instrument B-BOP sur l’observatoire SPICA, cette technologie est dans la lignée des développements des détecteurs d’Herschel-PACS. Ces bolomètres sont développés dans le cadre du Labex Focus, de 2 R&T CNES et d’un financement ESA.

En 2019, une thèse soutenue au laboratoire a démontré qu’il était possible d’ajouter la capacité spectroscopique à ces matrices de nouvelle génération, en couplant les matrices de détecteurs à un système interférométrique compact de type Fabry-Perot. La démonstration expérimentale du dispositif complet reste à faire et il s’agit du cœur de ce sujet de thèse : étudier, mettre en œuvre et caractériser expérimentalement les performances scientifiques de ce spectro-imageur-polarimètre compact.

Il s’agira dans un premier temps, de valider expérimentalement en cryostat le système de déplacement des miroirs du Fabry-Perot et d’en déduire ses limitations techniques. La deuxième phase consistera à coupler ce système aux matrices de bolomètres afin de produire et caractériser les premiers prototypes de ce nouveau type de détecteurs. Enfin, dans un troisième partie, l’aspect traitement de données sera étudié afin d’extraire au mieux le signal scientifique et de proposer un étalonnage adéquat.

Ces travaux peuvent également ouvrir la voie vers des retombées plus appliquées en imagerie médicale ou dans le domaine des contrôles de sécurité en bande TeraHertz, comme ce qui est proposé par le LETI avec ses développements de micro-bolomètres à température ambiante.

Impact de la densité de galaxies dans l’analyse du grand relevé spectroscopique DESI

SL-DRF-21-0281

Domaine de recherche : Astrophysique
Laboratoire d'accueil :

Service de Physique des Particules (DPHP)

Groupe Cosmologie (GCOSMO)

Saclay

Contact :

Etienne Burtin

Vanina RUHLMANN-KLEIDER

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2021

Contact :

Etienne Burtin
CEA - DRF/IRFU/DPHP/GCOSMO

01 69 08 53 58

Directeur de thèse :

Vanina RUHLMANN-KLEIDER
CEA - DRF/IRFU/DPHP/GCOSMO

01 69 08 61 57

Au cours des 30 dernières années, l‘étude de l’Univers a conduit à l’émergence d’un modèle standard de l’Univers basé sur la relativité générale. Dans ce modèle, l’Univers est formé de matière ordinaire, de matière noire et d’une mystérieuse composante appelée « énergie noire », responsable de l’accélération récente de l’expansion de l’Univers. Les grands relevés qui s’apprêtent à prendre des données, comme DESI aux Etats-Unis, permettront de réaliser une cartographie 10 fois plus précise qu’actuellement de la répartition des galaxies dans l’Univers. La communauté scientifique s’organise pour définir les méthodes d’analyse des données afin extraire le maximum d’information de ces relevés et d’entrer ainsi dans l’ère de la cosmologie de précision notamment sur la mesure du taux de croissance des structures. Cette thèse propose l’approche originale d’utiliser la densité à grande échelle pour améliorer sensiblement la précision sur cette mesure, dans le but de renforcer les tests de la relativité générale et de rechercher d’éventuelles déviations.

Cette thèse se déroulera à l'Institut de recherche sur les lois fondamentales de l'Univers au CEA-Saclay. Le futur doctorant sera intégré au groupe de cosmologie de l'Irfu/DPhP, composé de 10 physiciens, 4 doctorants et 2 post-docs. Présent et moteur dans les expériences eBOSS et DESI, le groupe participe également à Euclid et a eu par le passé une forte contribution dans SNLS, Planck et BOSS, toutes expériences organisées en collaborations internationales. Le futur doctorant sera intégré à la collaboration DESI dont il analysera les données et bénéficiera pour ce faire de toute l’expertise du groupe déjà acquise sur BOSS et eBOSS.

Interactions multi-physique entre étoiles et atmosphères exoplanétaires

SL-DRF-21-0543

Domaine de recherche : Astrophysique
Laboratoire d'accueil :

Direction d’Astrophysique (DAP)

Laboratoire de dynamique des étoiles des (Exo) planètes et de leur environnement (LDE3)

Saclay

Contact :

Antonio Garcia Muñoz

Antoine Strugarek

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2021

Contact :

Antonio Garcia Muñoz
CEA - DRF


Directeur de thèse :

Antoine Strugarek
CEA - DRF/IRFU/DAP/LDE3

0169083018

Labo : http://irfu.cea.fr/dap/LDEE/index.php (http://irfu.cea.fr/dap/LDEE/index.php)

Nous connaissons aujourd’hui plus de 4,000 exoplanètes dans plus de 3,000 systèmes exoplanétaires. La population d’exoplanètes connues montre une grande diversité en termes de masse, rayon (et donc de densité et de composition), et d’architecture orbitale. La communauté de recherche évolue aujourd’hui de la détection des exoplanètes à leur caractérisation, et plus particulièrement à la caractérisation de leur atmosphère. Ce projet de thèse porte sur l’étude numérique des mécanismes physiques (dynamique 3D, photochimie, interactions magnétiques) qui déterminent l’échappement atmosphérique des atmosphères d’exoplanètes fortement irradiées. Le projet a pour but de proposer une interprétation physique --qui manque aujourd’hui-- aux observations en transit (e.g. en Lyman-alpha, C II, H-alpha, He I at 1083 nm) de la haute atmosphère d’exoplanètes chaudes. La priorité sera mise sur le développement de modèles basés sur la physique ab-initio afin de prendre en compte toute la complexité de ces interactions, et de les placer dans le contexte des observations actuellement disponibles. La thèse posera ainsi les jalons du développement d’un nouveau modèle versatile, 3D, multi-physique, avec une ambition internationale pour la recherche sur les interactions étoile-planète.
Measuring the growth of massive structures in the distant Universe with deep spectroscopic surveys

SL-DRF-21-0166

Domaine de recherche : Astrophysique
Laboratoire d'accueil :

Direction d’Astrophysique (DAP)

Laboratoire de Cosmologie et d’Evolution des Galaxies (LCEG)

Saclay

Contact :

Emanuele DADDI

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2021

Contact :

Emanuele DADDI
CEA - DRF/IRFU/DAP/LCEG


Directeur de thèse :

Emanuele DADDI
CEA - DRF/IRFU/DAP/LCEG


A growing convergence of research lines point to the first massive structures, like groups and clusters, assembling in the distant Universe as rosetta-stone places to try to unveil important unsolved questions in galaxy and structures formation and evolution. This includes understanding the physical processes by which galaxies are fuelled by gas (which allows them to form their stars), by which galaxies change their structures, the role played by galaxy mergers, the feedback with their internal growing black holes, and interactions and the paths through which they eventually stop forming stars.



We propose a PhD project in which the student will participate to this research by working with a large international consortium that is building and will be using the new generation MOONS instrument for the Very Large Telescope in Chile, a giant multi-object spectrograph that will deliver simultaneous observations of 1000 spectra of galaxies selected over large areas. The consortium has been granted 200 observing nights to carry out a large extragalactic survey with many different science aims. The student will be responsible of the selection, observations, data reduction and interpretation of galaxies in the most massive and distant environments probed by the survey. Key science goals will include: 1) the estimate of the evolving number densities of these structures and comparison to theoretic models as a strong constrain to structure formation theory and baryon assembly; 2) the measurement of the statistical modulation of star formation activity in these environments as a test of cold accretion theories; 3) the measurement of the statistical progression of quenching as a function of structure mass and redshift, as a powerful test of quenching mechanisms.



This thesis will potentially provide a solid formation for the student in many aspects of observational cosmology, from observations at one of the best ground-based telescopes to data analysis and interpretation all the way possibly to modeling, based also on the interests of the students and on results.
Mesure de masse des amas de galaxies par effet de lentille gravitationnelle sur le fond diffus cosmologique

SL-DRF-21-0763

Domaine de recherche : Astrophysique
Laboratoire d'accueil :

Service de Physique des Particules (DPHP)

Groupe Cosmologie Millimétique

Saclay

Contact :

Jean-Baptiste Melin

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2021

Contact :

Jean-Baptiste Melin
CEA - DRF/IRFU/DPHP/Cosmo mm

01 69 08 73 80

Directeur de thèse :

Jean-Baptiste Melin
CEA - DRF/IRFU/DPHP/Cosmo mm

01 69 08 73 80

Labo : http://irfu.cea.fr

Les amas de galaxies, situés aux nœuds de la toile cosmique, sont les plus grandes structures de l’Univers liées par la gravitation. Leur nombre et leur distribution spatiale sont très sensibles aux paramètres cosmologiques. Les amas constituent ainsi une sonde cosmologique performante. Elle a fait ses preuves ces dernières années (sondages Planck, South Pole Telescope, XXL, etc.) et promet de grandes avancées les prochaines années (sondages Euclid, Observatoire Vera Rubin, CMB-S4, etc.).



Les prédictions théoriques du nombre d’amas et de leur distribution spatiale sont fonction des paramètres cosmologiques et de la masse des amas. Pour remonter aux paramètres cosmologiques à l’aide des sondages d’amas, il faut donc être capable de mesurer la masse des amas avec précision. L’erreur sur la mesure de masse est aujourd’hui l’erreur systématique principale pour la mesure des paramètres cosmologiques avec les amas. C’est pourquoi il est crucial d’améliorer cette mesure et de maitriser les erreurs associées.



La méthode la plus directe de mesure de masse des amas repose sur l’effet de lentille gravitationnelle. Celle-ci est maintenant utilisée de façon routinière dans les sondages aux longueurs d’onde visibles : un amas induit des distorsions de forme des galaxies d’arrière-plan. A partir de l’étude de ces distorsions, il est possible de reconstruire la masse de l’amas. Récemment, il a été possible de détecter ces distorsions aux longueurs millimétriques sur le fond diffus cosmologique (ou cosmic microwave background, CMB en anglais) au lieu des galaxies d’arrière-plan et de remonter à la masse des amas de cette façon. L’avantage principal d’utiliser le fond diffus cosmologique est qu’il est situé à très grande distance ce qui permet de mesurer la masse d’amas lointains ; il n’est pas possible de le faire avec les galaxies qui sont trop peu nombreuses en arrière-plan d’amas lointains.



L’Irfu/DPhP a développé les premiers outils de mesure de masse des amas de galaxies par effet de lentille gravitationnelle sur le fond diffus cosmologique pour la mission satellite Planck. Le travail de thèse consistera dans un premier temps à s’approprier ces outils puis les faire évoluer pour les rendre compatibles avec les données sol. Ils seront alors appliqués aux données publiques SPT-SZ puis SPT-SZ+Planck conjointement (https://pole.uchicago.edu). Les donnée ACT ont été rendues publiques (https://act.princeton.edu) récemment et une analyse jointe ACT+Planck sera aussi réalisée.



Dans un second temps, les outils seront utilisés pour établir des stratégies d’observation et calculer les temps d’intégration nécessaires pour mesurer la masse des amas à partir des expériences millimétriques haute résolution au sol type NIKA2 (http://ipag.osug.fr/nika2/), seules puis conjointement avec Planck.



Les méthodes actuellement développées sont optimales pour les cartes en intensité totale et pour un régime en signal-sur-bruit faible comme présenté dans la figure ci-dessus. Les expériences futures auront un niveau de bruit beaucoup plus bas et seront très sensibles à la polarisation. Dans un troisième temps de la thèse, il faudra explorer de nouvelles méthodes d‘extraction de masse spécifiquement destinées aux futures expériences d’observation du fond diffus cosmologique comme CMB-S4 (https://cmb-s4.org), PICO (arXiv:1902.10541) ou CMB Backlight (arXiv: 1909.01592).

Enfin, on étudiera la précision sur les paramètres cosmologiques que l’on peut espérer obtenir à partir des catalogues d’amas, compte tenu des précisions attendues dans ces expériences futures sur la mesure de masse.

Vers une caractérisation 3D des vestiges de supernova en rayons X

SL-DRF-21-0318

Domaine de recherche : Astrophysique
Laboratoire d'accueil :

Direction d’Astrophysique (DAP)

Laboratoire d’Etudes des Phénomènes Cosmiques de Haute Energie (LEPCHE)

Saclay

Contact :

Fabio Acero

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2021

Contact :

Fabio Acero
CEA - DRF/IRFU/DAP/LEPCHE

0169084705

Directeur de thèse :

Fabio Acero
CEA - DRF/IRFU/DAP/LEPCHE

0169084705

Voir aussi : http://github.com/facero/sujets2021

Les données en rayons X obtenues par les satellites en rayons X sont multidimensionnelles par nature. Pour chaque photon la position et l’énergie sont enregistrés. Ce sujet propose de développer de nouvelles méthodes d’analyses multidimensionnelles mêlant apprentissage machine et méthode de séparation de sources. En particulier, nous voulons développer ici un apprentissage pour décomposer les données sur une base de spectres physiques réalistes.

L’objectif scientifique est de pouvoir déconvoluer la structure tri-dimensionelle (x,y,z) et cartographier à petite échelle spatiale les paramètres physiques sous jacents (indice spectral de l’émission synchrotron, densité, température et abondance du gaz chaud) dans les sources étendues telles que les amas de galaxies et les vestiges de supernova. Ces méthodes sont cruciales pour pouvoir pleinement exploiter les données des futures spectro-imageurs en rayons X tels que le X-IFU (satellite Athena en préparation) dans lequel le CEA est fortement impliqué.
Étude de l’émission rémanente des sursauts gamma cosmiques dans les rayons X avec SVOM/MXT

SL-DRF-21-0153

Domaine de recherche : Astrophysique
Laboratoire d'accueil :

Direction d’Astrophysique (DAP)

Laboratoire des spectro-Imageurs spatiaux (LISIS)

Saclay

Contact :

Diego GOTZ

Date souhaitée pour le début de la thèse : 01-10-2021

Contact :

Diego GOTZ
CEA - DRF/IRFU/DAP/LISIS

+33-1-69-08-59-77

Directeur de thèse :

Diego GOTZ
CEA - DRF/IRFU/DAP/LISIS

+33-1-69-08-59-77

Voir aussi : http://www.svom.fr

SVOM est une mission spatiale dédiée à l’étude des sursauts gamma cosmiques et d’autres sources transitoires et multi-messagers. C’est un projet bilatéral développé entre la France et la Chine et son lancement est prévu en juin 2022.



La charge utile de SVOM est composée d’un ensemble unique d’instruments multi-longueur d’onde, sensibles des rayons gamma jusqu’à la bande visible. Font également partie de la mission SVOM des télescopes robotiques au sol, distribués autour de la Terre pour permettre un suivi rapide des sources détectés par SVOM. La partie embarquée des instruments de SVOM se compose d’ECLAIRs, un télescope à masque codé sensible dans la bande 4-150 keV, du GRM un spectromètre gamma (20 keV – 5 MeV), et de deux télescopes de suivi, VT (sensible à la lumière visible) et MXT (0.2-10 keV) Le Microchannel X-ray Telescope (MXT) est un télescope X compact et son but principal de MXT est de localiser précisément les contreparties X des sursauts de SVOM et d’en étudier en détail les caractéristiques spectrales et temporelles.



Les sursauts gamma cosmiques sont produits soit par le collapse d’une étoile massive (> 50 fois la masse du soleil), soit par la coalescence de deux objets compacts (probablement deux étoiles à neutrons). Dans les deux scenari une émission de courte durée (typiquement < 100 s) est mesurée, suivie sur une échelle de temps plus longue (heures, jours, semaines) d’une émission à des longueurs d’ondes plus grandes (X jusqu’à radio). Cette dernière nous donne des informations sur les processus d’émission à la source, ainsi que sur son environnement et les astres qui l’ont générée (progéniteurs).



L’étudiant.e en thèse va d’abord contribuer à l’analyse des données de calibration de MXT et leur analyse permettra une caractérisation complète des propriétés spectrales et spatiales du télescope. En particulier l’étudiant.e sera responsable de la production de la matrice de réponse spectrale avant le lancement et de sa mise à jour régulière pendant la mission en analysant les données de calibration en vol.



L’étudiant.e fera partie de l’équipe scientifique de MXT et sera appélé.e à participer aux astreintes des "avocats sursauts" pour valider les alertes de SVOM. Son expertise acquise par l’activité de de calibration lui permettra d’analyser, dès le début de la mission, de façon efficace les données de vol dans le un contexte multi-longueur d’onde de SVOM. S’en suivra une analyse phénoménologique claire des rémanences de sursauts de SVOM. La phase initiale de la rémanence en X peut d’ailleurs donner des indications très intéressantes y compris sur la nature des progéniteurs, grâce par exemple à l’étude et l’interprétation des phases dites « de plateau » des courbes de lumière.

 

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