L’une des questions fondamentales de la physique actuelle concerne l’action de la gravité sur l’antimatière. D’un point de vue expérimental, aucune mesure directe n’a été réalisée sur des particules d’antimatière. Le CERN a donc lancé un programme auprès du Décélérateur d’Antiprotons (AD) qui permet d’envisager enfin une mesure de la gravité sur des atomes d’antihydrogène.L'objectif premier de cette expérience est de déterminer comment l'antimatière réagit par rapport à la gravitation. Cette expérience cherche à vérifier le signe de la gravité pour l’anti-matière, une théorie lui laissant la possibilité d’être négative ce qui se traduirait par une élévation et non une chute d’un atome d’anti-matière soumis à la seule force de la gravité terrestre. D’autres théories prédisant des déviations moins spectaculaires par rapport à la gravitation standard pourraient aussi être testées.
Le programme de R&D de l'IRFU consiste a démontrer la faisabilité de la production d'ions H+ en utilisant une cible d'atomes de positronium (état lié électron-positon). Cette cible, soumise au bombardement d'antiprotons, devrait permettre de combiner ses positons aux antiprotons incidents.
Il sera ensuite possible de créer de l'anti-hydrogène neutre H et sous forme d'ions positifs H+. Noter que si on utilise des protons incidents au lieu des antiprotons, on obtient de l'hydrogene et des ions H-.
ALPHA (Antihydrogen Laser PHysics Apparatus)
ATRAP (Antihydrogen Trap Collaboration)
ASACUSA (Atomic Spectroscopy And Collisions Using Slow Antiprotons)
AEGIS (Antimatter Experiment: Gravity, Interferometry, Spectroscopy)
-L'appareillage permettant le test des performances du convertisseur de positons en positronium est situé au CERN
-Les projets SOPHI et SELMA sont situés sur le centre CEA de Saclay (ancien Hall Saturne)
-Les tests de confinement et d'extraction des positons stockés se font a RIKEN (Wako, Japon)
L'IRFU (anciennement DAPNIA) a initié ce projet.
Il étudie et réalise un faisceau de positons intense.
Il étudie la conversion des positons en positronium en collaboration avec l'IRAMIS/LSI qui a une expertise dans l’utilisation des positons pour la mesure des défauts ponctuels dans les matériaux. Cette recherche se fait avec un groupe de ETH Zurich au CERN.
Anti-Hydrogène est un des premiers projets ANR du département: cette expérience est financée par l'IRFU, l'ANR et le département de l'Essonne. Ce projet à taille humaine permet une vue d'ensemble du fonctionnement d'une expérience. L'enjeu, ambitieux et complexe, est fondamental pour la physique, car la découverte de l'anti-gravité conduirait à reconsidérer les modèles classiques au niveau le plus fondamental.
Contacts:
maj : 25-05-2010 (784)
Le contenu énergétique de l'Univers
Antimatière
Le service de Physique des Particules
Le service des Accélérateurs, de Cryogénie et de Magnétisme
![]() |
18 janvier 2012
L’expérience appelée GBAR (Gravitational Behaviour of Antihydrogen at Rest), vise à observer la chute d’atomes d’antimatière formés à l’aide d’un accélérateur de particules, afin de vérifier s’ils se comportent comme la matière habituelle. Cette mesure est un test important du principe d’équivalence d’Einstein et des symétries fondamentales de l’Univers. ... Lire la suite » |
![]() |
27 avril 2008
Un fait marquant commun Irfu - Iramis
Le positronium est un état lié entre un électron et son antiparticule, le positon. La production de nuages d’atomes de positronium dans le vide est une condition nécessaire pour réaliser de nouveaux types d’expériences en physique fondamentale sur la gravité et l’antimatière, mais offre aussi un intérêt certain comme sonde des matériaux poreux à l’échelle nanométrique. Une collaboration originale ... Lire la suite » |
![]() | Publications
Measurement of the ortho-positronium confinement energy in mesoporous thin films P. Crivelli et al., Phys. Rev. A 81 , 052703 (2010).
Positronium Cooling in Porous Silica Measured via Doppler Spectroscopy D. B.. Cassidy et al., Phys. Rev. A 81, 012715 (2010).
A mini linac based positron sourceP. Pérez et al., Phys. Status Solidi C 6, 2462 (2009).
Mesoporous silica films with varying porous volume fraction: Direct correlation between ortho-positronium ... Lire la suite » |
![]() | Schéma général de l'expérience
Pour atteindre le but final de l'expérience, il faut combiner plusieurs éléments faisant appel chacun à des disciplines différentes de la physique expérimentale. La production des positons en nombre suffisant se fera au moyen d'un accélérateur d'électrons (voir projets SELMA et SOPHI). Le stockage des positons produits sera effectué à l'aide d'un piège de Penning-Malmberg du ... Lire la suite » |
![]() | Principe de l'expérience
|
![]() | Collaboration internationale:
Plusieurs collaborations couvrent ce projet:
- Laboratoire de Physique Atomique de RIKEN au Japon pour le savoir faire du piège à positons.
- Sigmaphi (Vannes) pour le développement du système magnétique de capture de positons.
- Linac Technologies (Orsay) pour l’adaptation d’un linac commercial.
- IRAMIS/LSI pour l’expertise dans l'utilisation des positons en physique des matériaux.
- AIST a ... Lire la suite » |
![]() | Historique et principaux jalons
9/12/2004: Le conseil scientifique du DAPNIA/SPP approuve un programme de R&D sur les méthodes menant à la production d’anti-hydrogène en utilisant du positronium.
15/04/2005: Dapnia (Irfu) Brevet Français N° 2 852 480
03/2008: SOPHI arrive au labo.
07/2008: SELMA arrive au labo.
12/2008: premiers runs à basse intensité.
06/2009: runs à 0.14 mA.
12/2009: ... Lire la suite » |
![]() | (Source de Positons de Haute Intensité) Le projet de mesure de l'accélération de la pesanteur pour des atomes d'antihydrogene nécessite de produire une cible dense de positronium, état lié e+e- dont la durée de vie de l’état triplet est de 142 ns. Pour cela il faut disposer d’une grande quantité de positons « lents » (gamme d’énergie allant de l’eV à quelques dizaines de keV). Les sources radioactives à base de Na22 ne sont pas assez intenses. De ... Lire la suite » |
![]() | (Source d'Electrons pour les Matériaux et l'Antimatière)
En Novembre 2006, la candidature ASTRE déposée au Conseil Général de l’Essonne est retenue sous le nom SELMA. Cela permet de financer l’achat d’un petit linac commercialisé par la société Linac Technologies, située à l’entrée du domaine de l’université d’Orsay. Cette société propose dans son catalogue un petit linac à électrons basé sur un magnétron comme ... Lire la suite » |