Glossaire

Merci à Bernard Bouquin et Martine Trocellier, rédacteurs de "Clefs CEA", pour leur contribution à ce glossaire.

 

Electrode

Elément conducteur remplissant des fonctions d'émission, de captation ou de commande, par un champ électrique, des électrons ou des ions (on distingue anode et cathode).

Electronvolt (eV)

unité d’énergie utilisée en physique quantique.
1 eV = 1,6•10-19 joule. Les multiples sont le mégaélectronvolt (MeV, 106 eV) et le gigaélectronvolt (GeV, 109 eV)

Empirisme

méthode qui s’appuie sur la seule expérience

Endothermique/exothermique

S'accompagnant d'une absorption/d'un dégagement de chaleur.

Energie noire

Force inconnue responsable d’une accélération de l’expansion de l’univers depuis environ cinq milliards d’années. Son existence semble démontrée par la distance de certaines explosions d’étoiles, les supernovae. Cette force, si son action se perpétue, sera responsable d’un éloignement de plus en plus rapide des galaxies.

Enthalpie

Fonction définie par la somme de l'énergie interne d'un système et du produit de sa pression par son volume.

Entropie (de réaction)

Fonction d'état qui sert à mesurer le degré de désordre d'un système.

EPICA

Projet multinational européen de forage profond de la calotte glaciaire de l'Antarctique afin d'en étudier les "archives" climatiques et atmosphériques, sur deux sites : Dome C (Concordia Station) et Dronning Maud Land (Kohnen Station).

ESA (European Space Agency)

L'Agence spatiale européenne est chargée du développement des activités spatiales indépendamment des programmes nationaux des 17 États membres (non compris le Canada, la Hongrie et la république tchèque qui participent à certains programmes). Avec un budget d'environ 2,9 milliards d'euros, l'ESA gère des programmes obligatoires, notamment scientifiques, et des programmes facultatifs.

Ethanol

Alcool (C2H5OH) dérivé de l'hydrocarbure gazeux éthane (C2H6) ou obtenu à partir de matières premières agricoles (bioéthanol).

Etoile

Sphère de gaz constituée pour l'esssentiel d'hydrogène et d'hélium en équilibre sous l'action de son propre poids et de la pression de son gaz. Des réactions de fusion thermonucléaire se déroulent dans ses régions centrales. Les étoiles massives (de 10 à 100 fois la masse solaire ) sont très chaudes (10 000-30 000 K en surface). Elles brillent essentiellement  dans l'ultraviolet  et sont de couleur bleue pour nos yeux.


 


Les petites étoiles brillent peu, sont rouges, et mènent une vie tranquille. Leur température est faible (1 300 K en surface).


 


<u>Etoile à neutrons:<:u> astre  essentiellement composé de neutrons et qui résulte de l'effeondrement ultime d'étoiles bien plus massives que le Soleil.  Leur rayon atteint 10 à 15 km et leur densité 10<sup>14</sup>g/cm<sup>3</sp>. Les pulsars ( ou étoiles pulsantes) sont des étoiles à neutrons magnétiques en rotation rapide.


 


Source: les Clefs du CEA (n°58)

Eudet


Projet européen de recherches et développements de détecteurs pour l'International Linear Collider (ILC)

Source: ScintillationS

EURATOM

Instituée en 1957 par le traité éponyme, la Communauté européenne de l'énergie atomique contribue au développement des activités nucléaires dans l'Union européenne.

Excitation d’un noyau

Un noyau d'atome est un ensemble compact de protons et de neutrons liés entre eux. En d’autres termes, les nucléons (protons et neutrons) en agitation permanente sont entassés dans le fond d’un potentiel attractif.
Lorsque le noyau est en interaction avec des particules ou d’autres noyaux lors d’une réaction nucléaire, il peut recevoir de l’énergie qui se répartit sous forme cinétique (le noyau acquière une vitesse ou l’augmente) et sous forme d’excitation interne. Ce sont les nucléons constituants qui ont alors une énergie cinétique plus importante et qui stockent ainsi l’énergie d’excitation du noyau. Les nucléons sont plus agités.

L’énergie d’excitation va ensuite s’évacuer de façon plus ou moins rapide ; c’est la désexcitation. Pour des valeurs modestes, inférieures à quelques dizaines de MeV, le noyau ne change pas de nature (nombre de protons et de neutrons le constituant). Il libère cette énergie en émettant des photons (notés aussi γ). Pour des énergies plus grandes, des nucléons peuvent s’échapper du potentiel attractif et le noyau change alors de nature.
En fait, 7 MeV environ concentrés sur un neutron suffisent pour qu’il sorte du noyau.
La désexcitation dépend donc fortement du nombre de nucléons sur lesquels l’énergie d’excitation se répartit, et plus précisément du type de réaction nucléaire ayant excité le noyau. Un maximum d’énergie d’excitation peut être stocké dans le noyau lorsque celle-ci est bien répartie sur tous les nucléons. On parle alors d’un ensemble thermalisé (les nucléons constituants sont en agitation thermique) et d’excitation collective du noyau.
Dans ce mode, les forces d’attraction nucléaires ne peuvent cependant retenir un ensemble de nucléons ayant chacun une énergie cinétique moyenne excédant 3 MeV environ. Pour de telles excitations, le noyau se brise en de multiples constituants (nucléons, noyaux d’hélium et petits noyaux). C’est ce que l’on appelle la multifragmentation.

Source: Alain Boudard (Irfu-SPhN)

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